Collège et lycée : les élèves pourront désormais être radiés de leur établissement à cause du comportement de leurs parents
Un décret publié ce 29 juillet prévoit qu'un collégien ou un lycéen pourra être contraint de changer d'établissement en raison du comportement de l'un de ses parents. Une disposition qui suscite de vives critiques au sein d'une partie de la communauté éducative.
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Un décret publié ce 29 juillet prévoit qu'un collégien ou un lycéen pourra être contraint de changer d'établissement en raison du comportement de l'un de ses parents. Une disposition qui suscite de vives critiques au sein d'une partie de la communauté éducative.
Par La rédaction de l'Etudiant avec AFP
Publié le 30 juillet 2026
3 min
© Canva
Lorsqu'un parent adopte un comportement qui "compromet gravement" le "fonctionnement normal" d'un établissement scolaire, les conséquences pourraient désormais retomber sur la scolarité de son enfant. C'est ce que prévoit un décret publié le 29 juillet, présenté comme un moyen de mieux protéger les enseignants confrontés à un climat scolaire dégradé.
En pratique, vous pourriez donc être amené à changer de collège ou de lycée si le comportement de l'un de vos parents est jugé suffisamment problématique pour perturber le bon fonctionnement de votre établissement.
Dans quels cas un changement d'établissement est-il prévu ?
Cette mesure, contestée par plusieurs organisations syndicales, pourra également s'appliquer lorsque le comportement d'un "membre de la famille", en lien avec la scolarité de l'élève, "fait peser un risque caractérisé sur la sécurité ou la santé d'un membre de la communauté éducative".
Concrètement, dans les collèges et les lycées, le Dasen , saisi par le principal ou le proviseur, pourra décider de vous affecter directement dans un autre établissement, après un échange avec vos parents.
Les élèves concernés bénéficieront d'un "suivi pédagogique, éducatif et social renforcé" jusqu'à la fin de l'année scolaire en cours.
Une mesure vivement critiquée par les syndicats
Dès la fin du mois de juin, le projet de décret avait fait naître de nombreuses inquiétudes chez certains syndicats d'enseignants et de parents d'élèves. Ils pointaient aussi bien le principe de cette mesure que ses modalités d'application et ses conséquences potentielles, notamment sur la perception que l'enfant gardera de l'école ou encore sur la rupture des liens avec ses camarades.
Début juillet, des syndicats d'enseignants et des représentants des parents avaient d'ailleurs quitté une réunion organisée par le ministère afin de marquer leur opposition au projet. "Sanctionner un enfant pour les actes de ses parents est inacceptable", avait dénoncé dans la foulée un communiqué de la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE).
Ces derniers mois, le ministre de l'Éducation nationale, Edouard Geffray, a fait de "l'amélioration du climat scolaire" l'une de ses priorités. Dans sa circulaire de rentrée, il évoque le "nécessaire retour à une forme de civilité trop souvent remise en cause par le comportement de certains élèves et parfois même de certains parents".