Colère lycéenne: cinq lycées fermés préventivement dans l’Aube ce lundi
Plusieurs lycées situés à Troyes (Aube) et son agglomération ont adopté les cours en distanciel pour la journée de ce lundi 5 octobre, devant l'ampleur de la mobilisation lycéenne.

Des poubelles entassées avec des pancartes devant le lycée Boulle lors d'un blocus, le 5 octobre 2026, à Paris (Photo d'illustration). - LOUIS DE DUCLA / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFP
Plusieurs lycées situés à Troyes (Aube) et son agglomération ont adopté les cours en distanciel pour la journée de ce lundi 5 octobre, devant l'ampleur de la mobilisation lycéenne.
Alors que le mouvement lycéen ne cesse de croître partout en France, la préfecture de l'Aube, la région Grand Est, le rectorat et la direction des services départementaux de l’Éducation nationale (DSDEN) ont décidé de la fermeture préventive de cinq lycées aubois ce lundi 5 octobre, confirme ce lundi 5 octobre le rectorat à BFM.
Les établissements concernés, situés à Troyes et dans son agglomération "proposent des cours en distanciel ce lundi". "Les cours restant assurés, on ne parle pas de fermeture stricte des établissements", précise le rectorat, qui indique suivre la situation "avec la plus grande attention".
Interdiction de rassemblement
Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, le préfet de l'Aube assurait dimanche 4 octobre avoir pris plusieurs arrêtés visant à interdire les rassemblements devant les cinq lycées fermés jusqu’à ce mardi 18 heures.

Sont concernés, les lycées Les Lombards, Chrétien de Troyes, Camille-Claudel, Gabriel-Voisin à Troyes et le lycée Édouard-Hérriot à Sainte-Savine.
La préfecture a également annoncé l'interdiction du "port d’équipements de protection destinés à mettre en échec les moyens utilisés par les représentants de la force publique pour le maintien de l’ordre public", notamment "des foulards ou des cagoules" permettant de dissimuler le visage.
De son côté, le maire LR de Troyes François Barouin avait appelé au calme dans une publication Facebook, et "fermement" condamné les violences en marge du mouvement lycéen - celles commises par les jeunes manifestants et non les nombreux agissements policiers recensés.
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"Pour éviter que ceux qui souhaitent étudier ne se trouvent pénalisés par ce mouvement, il semblerait sage (...) que les cours puissent se tenir en distanciel dans les lycées ces prochains jours", avait notamment préconisé l'édile.
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