thejournalofsierraleonestudies.com

Comparaisons d’ADN négatives dans le cold case des tueurs du Brabant

Les comparaisons d’ADN après trois exhumations réalisées fin mai dans le nord de la France se sont révélées négatives dans l’enquête sur les tueries du Brabant, un célèbre « cold case » belge

20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Publié le 31/07/2026 à 08h56 • Mis à jour le 31/07/2026 à 08h56

Retour à la case départ. Les comparaisons de traces d’ADN après les trois exhumations judiciaires réalisées dans le nord de la France fin mai dans l’enquête sur les tueries du Brabant se sont révélées négatives, a indiqué jeudi le parquet fédéral belge. Ce dossier criminel est un des plus célèbres « cold cases » de Belgique : entre 1982 et 1985, des braquages en série pour des butins dérisoires avaient fait 28 morts au total dans des supermarchés et petits commerces du centre de la Belgique. Les auteurs n’ont jamais été identifiés.

Avec ces exhumations dans un cimetière de Charleville-Mézières, suivies de comparaisons avec des traces ADN conservées dans le dossier - notamment des mégots de cigarettes –, il s’agissait pour la justice belge de réexaminer une potentielle piste française. L’acte d’enquête était réclamé par plusieurs parties civiles, persuadées que deux truands français aujourd’hui décédés, les frères Xavier et Thierry Sliman, figures du grand banditisme dans les Ardennes, pourraient avoir été les meneurs de l’équipée criminelle en Belgique.

Pas de résultats concluants dans la piste française

Selon une source proche du dossier, les corps brièvement exhumés fin mai étaient ceux de Xavier Sliman, de sa mère et de son père, Thierry ayant été incinéré après son décès. « La piste française avait déjà été examinée auparavant, sans donner de résultats concluants. Les récentes analyses ADN semblent confirmer ces constatations », a souligné la porte-parole du parquet fédéral belge.

De son côté, Patrick Ramaël, avocat des parties civiles, a regretté de ne pas avoir été informé du résultat des analyses. Il a dénoncé « du mépris pour les parties civiles ». Mais « je reste confiant, cela n’entame pas ma conviction que ce dossier va sortir », a-t-il ajouté.

En juin 2024, le parquet fédéral belge avait annoncé que plus aucune investigation ne serait menée à son initiative dans ce dossier, tout en laissant la possibilité aux parties civiles de réclamer d’autres actes d’enquête. Celles qui demandaient de rouvrir cette piste française avaient obtenu gain de cause fin 2025 auprès de la cour d’appel de Mons.