Cody Lightning récompensé au TIFF pour Smudge the Blades
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La version audio de cet article est générée par la synthèse vocale, une technologie basée sur l’intelligence artificielle.
Au Festival international du film de Toronto (TIFF), le prix de la meilleure découverte canadienne pour un réalisateur débutant a été décerné à Cody Lightning pour son deuxième long métrage, Smudge the Blades, qui raconte l’histoire d’une équipe de hockey autochtone hétéroclite du nord de l’Alberta.
Je me présente devant vous aujourd’hui le cœur lourd et l’haleine chargée de bière, a lancé le cinéaste cri en recevant son prix, expliquant que sa mère, Georgina Lightning – elle-même cinéaste –, était décédée subitement il y a quelques semaines.
J’ai hérité de l’humour de mon père, et de mon talent de conteur de ma mère, a-t-il affirmé, les larmes aux yeux. Celui-ci est pour ma mère. Celui-ci est pour ma mère. Celui-ci est pour ma mère.
Sur le tapis rouge, Lightning a raconté que sa mère avait souvent été présente sur le plateau pendant le tournage. Je sais qu’elle est très, très fière du travail que nous avons accompli.
Le hockey autochtone à l'honneur
Présenté en première au TIFF, Smudge the Blades livre un portrait vibrant, drôle et poignant de la jeunesse autochtone dans le milieu du sport.
Après le succès de Hey Viktor! en 2023, Cody Lightning revient sur le devant de la scène cinématographique avec un projet mûri depuis près d'une décennie. Inspiré de ses propres expériences de joueur et d'entraîneur, ce deuxième long métrage plonge les spectateurs au cœur du hockey mineur en territoire autochtone.
Le film suit le parcours des Treaty 6 Blades, une équipe de hockey de moins de 18 ans en difficulté, composée d'adolescents de la communauté. À la tête de ce groupe d'outsiders : un entraîneur atypique, ancien conducteur de Zamboni, incarné par Cody Lightning lui-même.
Pour composer son équipe à l'écran, le réalisateur a fait appel à de véritables joueurs de hockey devenus acteurs pour l'occasion. Un choix salué pour son authenticité, notamment par Kelly Boutsalis, programmatrice internationale au TIFF, et par l'actrice Paulina Alexis (Reservation Dogs), qui incarne Jaycee Pipestem, la seule fille et vrai garçon manqué de l'équipe.
Entre comédie et enjeux de société
Initialement imaginé comme une comédie pure, le projet a évolué au fil des ans vers une comédie dramatique pour aborder sans détour les réalités complexes de la jeunesse autochtone. Le film aborde des sujets lourds, tels que le racisme systémique dans le sport, les agressions sexuelles et la dépendance à la drogue ou à l'alcool.
Quand j’ai présenté ce scénario aux acteurs et aux joueurs, ils l’ont aimé parce que c’est la réalité. C’est vrai, confie Cody Lightning.
Malgré la gravité de certains thèmes, le réalisateur insiste sur la place centrale du rire. Pour les communautés autochtones, l'humour sert à la fois de mécanisme d'adaptation et de vecteur de rassemblement.
En offrant un savant mélange de sensibilité, d'action sur la glace et d'humour décapant, Cody Lightning signe une œuvre accessible et profondément humaine qui ne manque pas de toucher le public en plein cœur.