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Christine Fréchette ne promettra pas de nouvelles baisses d’impôt

La cheffe de la Coalition avenir Québec (CAQ), Christine Fréchette, rompt avec une promesse de son prédécesseur : elle ne promettra pas de nouvelles baisses de taxes ou d’impôt en campagne électorale.Sous la go...

La cheffe de la Coalition avenir Québec (CAQ), Christine Fréchette, rompt avec une promesse de son prédécesseur : elle ne promettra pas de nouvelles baisses de taxes ou d’impôt en campagne électorale.

Sous la gouverne de l’ex-premier ministre François Legault, la CAQ s’était engagée à baisser les impôts de 2,5 points de pourcentage sur 10 ans. M. Legault avait réitéré cet engagement en mars 2024.

En point de presse à Lac-Beauport vendredi matin, sa successeure a dit juger en avoir fait assez, sur le plan fiscal, pour aider les entreprises et les contribuables. « Ce n’est pas prévu qu’il y en ait », a-t-elle dit à propos de baisses d’impôt. Elle s’en est prise au chef conservateur, Éric Duhaime, qui a promis jeudi « la plus grosse baisse de taxes et d’impôt pour les familles et les entreprises de l’histoire du Québec ».

« Il faut tracer la ligne rouge. Et ce que je vois, c’est que le Parti conservateur n’arrive pas à tracer la ligne rouge, parce qu’eux veulent [aller] jusqu’à couper des services aux Québécois. On l’a vécu, ce genre d’épisode-là, avec les libéraux, et on en paye encore le prix. On est encore en train de récupérer des dommages qui ont été faits », a-t-elle déclaré.

Mme Fréchette a rappelé avoir récemment annoncé des baisses d’impôt pour les PME, en les faisant passer de 3,2 % à 2,2 % pour la tranche de revenus située sous les 500 000 $.

Trois candidats, zéro CAQ

La cheffe caquiste se trouvait dans la circonscription de Chauveau, à Québec, pour y présenter le candidat Christian Lachance, qui possède notamment une boutique de sport et une crémerie. Elle a aussi annoncé la candidature de Nathalie St-Pierre, qui a notamment œuvré au cabinet de l’ex-ministre Éric Caire, puis celle de Françoise Faverjon-Fortin, qui a occupé plusieurs postes de haute direction. Elles porteront les couleurs de la CAQ respectivement dans Jean-Lesage et Vanier-Les Rivières, mais ni l’une ni l’autre n’habite la circonscription où elle brigue les suffrages.

Derrière Christine Fréchette se trouvait une grande toile bleue sur laquelle apparaissait son nom, mais pas les mots « Coalition avenir Québec ». « Je pense que c’est important de rappeler qu’il y a un souffle nouveau qui habite notre formation politique, et c’est un beau mélange d’expérience et d’énergie nouvelle », a dit la cheffe pour justifier son choix.

Elle s’en est par ailleurs prise au Parti libéral du Québec, « qui ne défend pas l’identité québécoise, la langue, la culture », selon elle. Puis au Parti québécois et à son projet de tenir un référendum dans un premier mandat. « Il faut poser les bons gestes au cours des prochaines semaines, au cours des prochains mois, parce que ça pourrait coûter cher au Québec. […] Je peux vous dire que depuis janvier dernier, il n’y a pas personne qui m’a demandé “quand est-ce qu’on va enfin lancer un référendum ?”. Les Québécois ne sont pas là : ils sont inquiets pour le coût de la vie, pour leur emploi, pour l’état de l’économie », a-t-elle lancé.

À ses côtés, le ministre et député de Lévis, Bernard Drainville, a aussi critiqué le projet de troisième lien présenté la veille par le PQ, qui souhaite dédier l’infrastructure au transport en commun. « La nôtre est meilleure », a-t-il dit à propos de la plus récente mouture caquiste du projet.