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Chili: l’absence de commémorations du coup d’État de 1973 critiquée par une partie de la population

Au Chili, aucune cérémonie officielle n’a eu lieu ce vendredi 11 septembre 2026 pour la 53e commémoration du coup d’État militaire de 1973. C’est la première fois que cela arrive depuis le retour de la démocratie dans le pays. L’actuel président d’extrême droite, José Antonio Kast, qui n’a jamais caché son soutien pour le dictateur Pinochet, estime que le pays doit désormais « regarder vers le futur ». Mais, pour une partie de la population, cette date doit continuer d’être commémorée.

Au Chili, aucune cérémonie officielle n’a eu lieu ce vendredi 11 septembre 2026 pour la 53e commémoration du coup d’État militaire de 1973. C’est la première fois que cela arrive depuis le retour de la démocratie dans le pays. L’actuel président d’extrême droite, José Antonio Kast, qui n’a jamais caché son soutien pour le dictateur Pinochet, estime que le pays doit désormais « regarder vers le futur ». Mais, pour une partie de la population, cette date doit continuer d’être commémorée.

Publié le : 12/09/2026 - 07:52

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Avec notre correspondante à Santiago, Naïla Derroisné

Face au palais présidentiel de La Moneda, une vingtaine de personnes vêtues de noir dansent la cueca, la danse nationale qui s’interprète normalement à deux. Mais là, elles dansent seules pour rappeler l’absence des disparus de la dictature du général Pinochet.

Vairon et son amie Pam Valentina ont tous les deux dansé, vendredi 11 septembre. « Le fait que le gouvernement n’ait pas fait de commémorations, c’est un manque de respect envers celles et ceux qui ont vécu cette période difficile », regrette Vairon. « Je pense que ce gouvernement veut que le pays perde la mémoire », abonde Pam Valentina.

« C’est du négationnisme »

Une photo du président déchu Salvador Allende suspendue autour du cou, c’est pour lui que Natalia a dansé : « Le gouvernement refuse de reconnaître que des vies ont été prises, que la démocratie a été violée. C’est du négationnisme et une provocation aussi envers les familles qui continuent de chercher leurs proches disparus. »

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Pour justifier l’absence de cérémonie officielle, le président José Antonio Kast a déclaré : « Je ne peux pas effacer l’histoire, et je ne peux pas non plus dire à nos compatriotes que nous sommes condamnés, à cause de notre histoire, à ne pas pouvoir regarder vers le futur de notre nation. »

Gabriel Boric, l’ancien président de gauche, s’est aussi exprimé. Pour lui, « [il n’y a pas besoin] de cérémonie officielle pour [se] rappeler de l’histoire ».

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