Cherki : une statistique embarrassante après sa promesse en équipe de France
Rayan Cherki brille à Manchester City, mais un chiffre surprenant vient rappeler les exigences qu'il s'était lui-même fixées avec les Bleus. Rayan Cherki n’en finit plus de régaler les supporters de Manchester ...
Rayan Cherki brille à Manchester City, mais un chiffre surprenant vient rappeler les exigences qu'il s'était lui-même fixées avec les Bleus.
Rayan Cherki n’en finit plus de régaler les supporters de Manchester City. Mardi soir, l’ancien Lyonnais a livré une nouvelle prestation spectaculaire lors de la victoire contre l’AEK Athènes (5-1) en Ligue des champions, inscrivant notamment un superbe but. Ses dribbles, ses feintes et ses gestes techniques ont une nouvelle fois fait le tour des réseaux sociaux. Mais derrière cette démonstration de talent, une statistique moins flatteuse attire l’attention.
Cherki a touché 108 ballons et tenté cinq tirs contre l’AEK, deux records parmi les joueurs présents sur la pelouse. Mais il aurait également été dépossédé du ballon à huit reprises, soit le total le plus élevé enregistré par un joueur dans un match de cette édition de la Ligue des champions. Une donnée étonnante pour un international qui vient justement d’expliquer vouloir progresser dans ce domaine.
Cherki avait promis davantage de maîtrise avec les Bleus
Le 5 octobre dernier, après la victoire de la France contre la Belgique (4-1), Cherki avait longuement évoqué son repositionnement au milieu de terrain sous les ordres de Zinédine Zidane. Un rôle de relayeur qui l’oblige à revoir certaines habitudes, lui qui a longtemps évolué avec une grande liberté dans les trente derniers mètres.
« On parle de mes dribbles, mais je suis aujourd’hui dans un registre qui me force à faire des matches complets, propres, et les vrais connaisseurs de football le comprennent », expliquait-il au micro de TF1, dans des propos relayés par L’Équipe. Avant d’ajouter une phrase particulièrement intéressante : « C’est un style de jeu différent : je ne dois pas perdre la balle. »
Le contraste avec sa dernière prestation mancunienne mérite d’être souligné, même si ses responsabilités ne sont pas identiques en club et en sélection. À City, Cherki conserve une mission essentiellement créative, qui l’autorise à prendre davantage de risques. Avec les Bleus, Zidane lui demande aussi de sécuriser la circulation du ballon et de participer à l’équilibre collectif.
Maresca lui demande de mieux choisir ses initiatives
Cette question des choix effectués par Cherki a été abordée par Enzo Maresca en conférence de presse jeudi. L’entraîneur de Manchester City apprécie la spontanéité de son joueur, mais estime qu’il doit apprendre à mieux sélectionner ses initiatives.
« J’aime voir les joueurs heureux, mais j’aime aussi les choses simples. Le plus difficile dans le football, c’est de faire les choses faciles », a déclaré le technicien italien, avant de préciser qu’il ne comptait certainement pas retirer au Français sa créativité.
Maresca a surtout identifié une autre habitude problématique :
la tendance de Cherki à quitter les zones offensives pour venir réclamer le ballon. « Il adore le ballon et aime beaucoup se déplacer. Très souvent, il se retrouve donc hors de sa position », a-t-il observé, tout en estimant que son protégé figure parmi les meilleurs joueurs d’Europe lorsqu’il reçoit le ballon entre les lignes.
Avec six buts et deux passes décisives en onze apparitions cette saison, le Français possède déjà un rendement remarquable. Son entraîneur ne cherche donc pas à brider son talent, mais à en améliorer l’efficacité. Et les huit dépossessions relevées contre l’AEK montrent à quel point la frontière peut être mince entre une inspiration géniale et une initiative excessive.
C’est finalement le même défi qui attend Cherki avec Maresca et Zidane, malgré des rôles différents : préserver cette créativité qui le rend si imprévisible, tout en acquérant la maîtrise nécessaire pour franchir un nouveau palier. À 23 ans, l’ancien Lyonnais possède encore une marge de progression considérable.