Château de Montquintin : Didier Culot épingle la bourgmestre de Rouvroy, Carmen Ramlot, et défend son bail emphytéotique
Allons-nous vers une crise diplomatique à Montquintin ? Face aux propositions de la bourgmestre, l'ASBL "A Montquintin" réagit et rappelle les origines du partenariat public-privé qui lie la commune au site classé.
L'avenir du château de Montquintin prend la tournure d'un bras de fer juridique et politique. Suite à l'annonce coup de poing de l'ASBL "A Montquintin" de stopper l'ensemble de ses travaux et de fermer le site face aux incivilités et à la lourdeur administrative, la réaction de la députée-bourgmestre de Rouvroy, Carmen Ramlot, ne s'était pas fait attendre. Celle-ci a proposé de résilier le bail emphytéotique pour réintégrer le bien dans le giron communal. La députée-bourgmestre a provoqué une ferme réplique de l'administrateur délégué de l'association, Didier Culot.
Un partenariat public-privé
Didier Culot recadre fermement les origines de l'accord en interpellant directement l'édile :
"Je vous rappelle que cet acte, signé par votre prédécesseur et actuel échevin, M. Herbeuval, était conçu comme un partenariat public/privé avec votre commune grâce à l'intervention personnelle de M. Matthys, Inspecteur général de l'AWaP. Il comprend des engagements réciproques, dans l'intérêt des monuments historiques de ce site classé comme exceptionnel, mais aussi de votre commune en général et de ses habitants."
L'administrateur délégué estime que l'association a tenu sa part du contrat en mobilisant des bénévoles et des partenariats universitaires, "malgré nos peu de moyens et parfois contre les vexations et autres ennuis divers". Il lance alors un tacle direct à la majorité communale :
"Après de nombreux rappels, ne serait-il pas temps de tenir les vôtres ?"
Éviter les erreurs du passé et travailler "main dans la main"
Pour l'ASBL, vouloir rompre le bail relève d'une solution de facilité qui ne garantit en rien la préservation scientifique du site. Didier Culot met en garde contre une gestion communale directe sans l'expertise nécessaire :
"Nous comprenons que, dans votre chef, et celui de votre échevin, il est plus tentant d'évacuer l'emphytéote pour procéder à votre guise, mais ne croyez-vous pas qu'il serait plus sage et plus constructif de respecter les termes du contrat, travailler main dans la main avec ceux qui connaissent le monument et disposent de compétences professionnelles nécessaires, tel que cela était prévu ?"
Carmen Ramlot réplique
Contactée par nos soins, Carmen Ramlot ne souhaite pas polémiquer davantage sur ce dossier. Selon elle, le patrimoine public doit rester au public. La bourgmestre estime qu'il est nécessaire de se tourner désormais vers l'AWaP. La bourgmestre relève néanmoins une incohérence dans le discours de Didier Culot : "Monsieur Culot dit vouloir lâcher prise, mais je n'ai pas l'impression que c'est le cas lorsque je l'écoute", explique-t-elle. "Les propos de Monsieur Culot n'engagent que lui", termine la bourgmestre, en assurant que la patrimoine reste la priorité de la commune de Rouvroy.
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