thejournalofsierraleonestudies.com

Charles III : le jour où il a offert 25 millions d’euros par an à William

Charles III doit une nouvelle fois affronter les fantômes du passé. Charles Spencer, le frère de Lady Diana, s'apprête à publier un livre aux révélations explosives, Swan Song: Diana, My Sister, dans lequel il ...

Charles III doit une nouvelle fois affronter les fantômes du passé. Charles Spencer, le frère de Lady Diana, s'apprête à publier un livre aux révélations explosives, Swan Song: Diana, My Sister, dans lequel il accuse le roi d'avoir tenu des propos glaçants après la mort de la princesse, en 1997. Buckingham Palace a jugé la charge suffisamment grave pour sortir de son silence habituel.

Une réaction rare, qui en dit long sur la nervosité du Palais face à ce nouvel épisode. Mais cette polémique autour du passé éclipse une actualité bien plus récente et tout aussi révélatrice : celle des sommes considérables que le roi verse chaque année à son fils aîné, le prince William, par le biais d'un mécanisme financier séculaire.

Une polémique qui ravive le souvenir de Diana

Selon les extraits déjà dévoilés de son livre, Charles Spencer affirme que Charles III aurait laissé entendre que le monde oublierait Diana « assez vite » après sa disparition tragique. Une phrase que le frère de la princesse juge d'une froideur difficilement soutenable, près de trente ans après le drame.

Face à l'ampleur de la polémique naissante, Buckingham Palace a choisi de réagir publiquement, une démarche peu habituelle pour l'institution royale, généralement peu encline à commenter les publications qui la visent. Le Palais s'est employé à démentir toute intention malveillante du souverain à l'égard de la mémoire de son ex-épouse.

Cette controverse intervient dans un contexte particulier pour le roi, âgé de 77 ans et toujours engagé dans sa lutte contre le cancer diagnostiqué début 2024. Elle ravive aussi les tensions jamais totalement apaisées entre la famille Spencer et la monarchie britannique, près de trois décennies après le décès de Diana.

Car derrière les mots durs prêtés à Charles III se profile une question plus large, celle de son rapport à l'héritage de Diana et à ses deux fils, William et Harry. Une question d'autant plus sensible que le roi vient, dans un tout autre domaine, de faire un geste inédit de transparence envers l'opinion publique.

Une transparence financière inédite

Fin juin 2026, Charles III et le prince William ont en effet dévoilé, pour la première fois de l'histoire de la monarchie britannique, le détail de leurs impôts personnels. Une décision présentée comme un geste d'ouverture, dans un royaume où les finances royales restent traditionnellement entourées d'un épais secret.

Au cœur de cette annonce, un chiffre a particulièrement retenu l'attention : le duché de Cornouailles, dont William a hérité en 2022 à l'accession de son père au trône, a généré pour lui près de 21,6 millions de livres sterling, soit environ 25 millions d'euros, sur l'exercice 2025-2026. Une somme colossale, issue d'un vaste patrimoine foncier et immobilier accumulé depuis le XIVe siècle.

Ce duché, propriété privée attachée au titre de prince de Galles, finance intégralement le train de vie de son détenteur ainsi que celui de sa famille. Avant lui, Charles III en avait lui-même tiré ses revenus pendant plus de cinquante ans, du temps où il portait encore le titre de prince de Galles, avant de devenir, en Écosse, duc de Rothesay.

Cette manne n'est cependant pas un cadeau personnel du roi à son fils, contrairement à ce que la formule pourrait laisser entendre. Il s'agit d'un revenu institutionnel, transmis automatiquement avec le titre, et désormais soumis, fait nouveau, à une imposition volontairement rendue publique par le prince et son épouse Kate.

Du côté du roi, une fortune tout aussi discrète

Charles III, lui, continue de percevoir les revenus d'un autre duché, celui de Lancaster, qui finance ses dépenses personnelles et celles de la reine consort Camilla, en dehors des fonds publics alloués à ses fonctions officielles. Un système parallèle à celui du duché de Cornouailles, mais tout aussi lucratif.

À cela s'ajoute la Sovereign Grant, subvention publique annuelle destinée à couvrir les frais liés aux missions officielles du souverain, entretien des palais compris. Cette double source de revenus, privée et publique, a longtemps nourri les critiques sur l'opacité des finances de la Couronne britannique.

En choisissant de publier ces montants, Charles III et son fils espèrent visiblement couper court aux accusations récurrentes de dispendiosité, à l'heure où de nombreux Britanniques peinent à faire face à la hausse du coût de la vie. Une stratégie de transparence calculée, mais qui ne suffit pas à faire taire toutes les polémiques.

Car entre les millions versés à William via le duché de Cornouailles et les accusations portées par Charles Spencer sur sa froideur supposée envers la mémoire de Diana, le roi navigue en cette rentrée 2026 entre deux tempêtes bien différentes. L'une financière, largement maîtrisée ; l'autre, plus intime, ravivant des blessures que la monarchie britannique peine décidément à refermer.

Sur le même sujet