Charleroi: le curage des avaloirs en première ligne pour protéger les quartiers des inondations
Face à la montée en violence des orages, les avaloirs constituent la première ligne de défense des communes. Celles-ci ont donc le devoir de ne pas laisser leurs réseaux sans surveillance ni entretien.A Charler...
Face à la montée en violence des orages, les avaloirs constituent la première ligne de défense des communes. Celles-ci ont donc le devoir de ne pas laisser leurs réseaux sans surveillance ni entretien.
A Charleroi, ce réseau compte 31 887 avaloirs. La ville en a repris la gestion voici 5 ans. Dans une réponse écrite à la question de la cheffe de groupe PTB Pauline Boninsegna, l'échevin de la Voirie Eric Goffart explique que "les signalements des habitants entrent en ligne de compte, comme l'état constaté par les équipes et la vulnérabilité des différents secteurs. Les points régulièrement confrontés aux inondations font ainsi l'objet d'une attention particulière."
Derrière ce travail, il y a une équipe de huit agents, dotée notamment d'une hydrocureuse et de déboueuses. Les chiffres permettent de prendre la mesure de leur travail. Entre août 2023 et août 2024, les interventions ont été au nombre de 2 742, ce qui a permis de traiter près de 20 000 avaloirs et d'évacuer plus de 480 tonnes de sédiments.
Changement climatique
La ville s'appuie en outre sur un outil informatique pour suivre les demandes et conserver la trace des interventions. Cet outil permet de réagir aux signalements et d'orienter le travail vers les endroits où les besoins sont les plus importants.
Mais les avaloirs ne peuvent pas, à eux seuls, absorber les effets d'épisodes pluvieux toujours plus intenses. La Ville dispose de huit bassins d'orage dont elle est propriétaire.
D'autres ouvrages sont également gérés par le SPW, la Province, l'intercommunale Igretec ou encore par des acteurs privés. Ils permettent de retenir temporairement une partie des eaux et de limiter la pression sur les réseaux lors des fortes précipitations.
L'échevin inscrit l'action communale dans une réflexion plus large. La désimperméabilisation de certains espaces et les aménagements permettant à l'eau de s'infiltrer naturellement sont appelés à compléter les infrastructures existantes. L'objectif est de réduire la pression sur les réseaux et d'adapter progressivement le territoire aux effets du changement climatique.
Face aux inondations, la réponse communale ne se résume pas à faire face. Elle repose sur une anticipation, et une surveillance des points sensibles et des équipements destinés à ralentir la montée des eaux.
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