Cédric Jubillar surpris en plein ébat au parloir : qu’est-ce que le syndrome de Bonnie and Clyde, qui explique la cote d’amour des criminels ?
La semaine dernière, Cédric Jubillar a été surpris en plein acte sexuel avec une femme venue lui rendre visite à la maison d’arrêt de Toulouse-Seysses (Haute-Garonne). Mais comment expliquer l’attraction d’une femme pour un criminel ? La réponse se trouve peut-être dans le syndrome de Bonnie and Clyde… Explications.
La semaine dernière, Cédric Jubillar a été surpris en plein acte sexuel avec une femme venue lui rendre visite à la maison d’arrêt de Toulouse-Seysses (Haute-Garonne). Mais comment expliquer l’attraction d’une femme pour un criminel ? La réponse se trouve peut-être dans le syndrome de Bonnie and Clyde… Explications.
La semaine dernière, Cédric Jubillar a été pris en flagrant délit d’ébat sexuel alors qu’il recevait une visiteuse au parloir de la maison d’arrêt de Toulouse-Seysses. Ce, moins de deux semaines avant que l’ancien artisan plaquiste de 39 ans ne retourne à Cagnac-les-Mines pour une reconstitution de la nuit du 15 au 16 décembre 2020, nuit durant laquelle il a tué sa compagne Delphine Aussaguel.
Ce genre de rapport pourrait sembler saugrenu au regard des circonstances. Tout comme il paraît improbable que Nordahl Lelandais, notamment accusé d’avoir tué Maëlys de Araujo et Arthur Noyer, a pu devenir père en prison. Ces femmes tombées sous le charme de criminels souffriraient-elles du "syndrome de Bonnie and Clyde" ?
Aimer celui ou celle qui a commis un outrage
Le couple de criminels le plus connu d’Amérique a donné son nom à une pathologie psychologique également connue sous le nom d’hybristophilie. Une combinaison des mots grecs hybrizein et philein, "commettre un outrage" et "aimer".
Entendre donc ici, une fascination amoureuse pour les criminels, à l’instar de Bonnie Parker côtoyant Clyde Barrow. Lorsque nos confrères de Sciences Humaines avaient sorti leur article sur le sujet, en 2020, ils avaient notamment évoqué le cas d’Anders Breivik. Ce Norvégien condamné pour avoir tué 77 personnes recevait à lui seul 800 lettres d’amour par mois.
Sciences Humaines avait aussi évoqué le cas de Monique Olivier, tombée amoureuse de Michel Fourniret alors qu’il était emprisonné. De six ans sa cadette, elle sera condamnée à la perpétuité en 2023 pour complicité dans trois enlèvements et meurtres commis par l’Ogre des Ardennes.
"Instinct maternel, sensibilité à la souffrance…"
Dans leur article, nos confrères avaient cité le psychiatre, légiste et criminologue Michel Bénézech. Si l’attirance pour les criminels peut toucher les deux sexes, "il y a chez la femme des facteurs psychologiques qui la rendent plus vulnérable à l’attraction morbide des voyous, des gangsters, des criminels violents en général", expliquait l’expert.
De citer : "Instinct maternel, sensibilité à la souffrance, à la détresse, désir de protection, de sauvetage, de pardon, de rédemption du pêcheur. Les femmes sont de façon générale beaucoup plus attirées par les hommes criminels que les hommes ne le sont par les femmes."
Interrogé par Le Parisien, l’expert psychiatre Daniel Zagury, qui œuvre auprès la cour d’appel de Paris, avait lâché que de façon générale, les femmes hybrisophiles "ne sont pas particulièrement équilibrées, souvent fragiles". Cette attirance étant due, parfois, à "des traumatismes dans l’enfance qui ont entraîné un rapport à l’autre masculin défaillant", avait également réagi l’experte en psychocriminologie Emma Oliveira
Un syndrome évoqué lors du procès Jubillar
Deux femmes avaient, dans le cadre de l’affaire Jubillar, été entendues par la justice. Avec l’une d’elles, Jennifer, Cédric Jubillar prévoyait même d’avoir un bébé, pointait 20 Minutes dans un article paru en octobre 2025.
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L’avocat de la cousine de Delphine, Me Philippe Pressecq, avait mentionné le "syndrome de Bonnie and Clyde" lorsque Séverine, l’autre femme, s’était exprimée à la barre, brossant le portrait d’un Cédric qui n’était "pas quelqu’un de méchant. Il s’occupait super bien de ses enfants".