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Cédric Jubillar reconnaît le meurtre de Delphine, son épouse: il parle “d’un acte abominable” et “exprime des regrets très forts”

Cédric Jubillar s'est "enferré dans un mensonge" qui l'a empêché d'avouer avoir tué son épouse Delphine fin 2020 dans le Tarn, "lors d'un débordement émotionnel très fort", a déclaré jeudi soir à l'AFP l'avocat du peintre-plaquiste.

Lors de ses aveux devant la justice mercredi, Cédric Jubillar, qui reconnaît avoir commis "un acte abominable", "a fait des déclarations spontanées pour livrer la vérité de façon absolue" pendant une heure et demie, a expliqué Me Pierre Debuisson.

"Il est revenu sur les circonstances du drame" qui a coûté la vie à l'infirmière de 33 ans à Cagnac-les-Mines (Tarn) en décembre 2020, et "sur les conditions dans lesquelles ce couple s'est dégradé, sur les tensions très fortes qu'il y avait de part et d'autre", toujours selon Me Debuisson.

Cédric Jubillar a aussi évoqué "l'élément déclencheur qui a fait qu'à un moment donné, il a été inondé et submergé par une émotion qui l'a dépassé, extrêmement forte, et qui a provoqué un passage à l'acte irréfléchi", a poursuivi l'avocat.

Expliquant les silences et les dénégations de son client pendant plus de cinq ans, Me Debuisson évoque "un mensonge dans lequel il va s'enferrer, et duquel il aura beaucoup de mal à s'extirper, et en même temps, depuis le début, un besoin et une envie de parler".

Son client a aussi fait part de "regrets importants qu'il n'a pas réussi à exprimer pendant des années, mais qu'il exprime aujourd'hui avec beaucoup de sincérité", a estimé l'avocat.

Cédric Jubillar a conduit jeudi les gendarmes à l'endroit où il affirme avoir enterré le corps de son épouse Delphine et où des ossements ont été retrouvés, à une douzaine de kilomètres d'Albi.

Pour Me Debuisson, un procès en appel à la date prévue du 21 septembre "n'est pas concevable". Selon lui, une analyse des ossements retrouvés, une expertise psychologique et psychiatrique de son client, et une reconstitution sont autant d'étapes nécessaires qui rendent "évidemment impossible la tenue d'un procès au mois de septembre".

Dans une affaire sans corps, ni aveux, ni preuve formelle, l'intime conviction de la cour, qui l'a condamné à 30 ans de réclusion en première instance en octobre 2025, s'était forgée grâce à un faisceau d'indices concordants.

Des ossements retrouvés à l'emplacement donné aux enquêteurs par Cédric Jubillar