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Ce sont des cibles de choix pour l’Ukraine qui est capable de les frapper à plus de 2.000 kilomètres: sources de revenus essentielles pour Moscou, les raffineries russes ont perdu jusqu’à 45% de leur capacité de production

L'intensification des frappes ukrainiennes contre les sites énergétiques russes a réduit les capacités de production des raffineries du Kremlin, qui compte sur le pétrole pour financer son effort de guerre.

Ce sont des cibles de choix pour l'Ukraine qui est capable de les frapper à plus de 2.000 kilomètres: sources de revenus essentielles pour Moscou, les raffineries russes ont perdu jusqu'à 45% de leur capacité de production

Publié aujourd'hui à 12h30

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Des personnes sont aperçues à l'extérieur d'un centre commercial alors qu'une fumée noire s'élève de la zone de la raffinerie de pétrole Gazprom Neft à Moscou, située en périphérie sud-est de la capitale, le 18 juin 2026.

Des personnes sont aperçues à l'extérieur d'un centre commercial alors qu'une fumée noire s'élève de la zone de la raffinerie de pétrole Gazprom Neft à Moscou, située en périphérie sud-est de la capitale, le 18 juin 2026. - AFP

L'intensification des frappes ukrainiennes contre les sites énergétiques russes a réduit les capacités de production des raffineries du Kremlin, qui compte sur le pétrole pour financer son effort de guerre.

Ce sont des images dont se félicite quasiment tous les jours Volodymyr Zelensky sur ses réseaux sociaux. Ces dernières semaines, l'Ukraine a multiplié les frappes à longue portée contre les infrastructures énergétiques russes, en particulier les raffineries et les dépôts de pétrole.

Le pétrole constitue une source de revenus importante pour le Kremlin, qui alimente grâce à ses exportations sa machine de guerre. En frappant les sites pétroliers russes, l'Ukraine cherche à s'en prendre au porte-feuille russe, désorganiser sa logistique et créer des pénuries à l'intérieur même du pays.

Des pénuries partout en Russie

Selon une analyse du Financial Times et de Frontelligence Insight, les dommages causés par la campagne ukrainienne ont perduré jusqu'à des mois après les frappes. L'étude d'images prises par des satellite et de photographies montre que certains sites ne reprennent pas une activité normale directement après avoir été touchés.

Résultat, les raffineries russes ont perdu jusqu'à 45% de la capacité de production. Parmi les exemples cités par nos confrères figure ce qui est arrivé à la raffinerie de Touapsé en avril. Touchée par deux frappes, ce sont plus d'une douzaine de réservoirs qui ont été détruits. Un large panache de fumée noire était alors visible depuis le ciel.

Cette image satellite fournie par Planet Labs PBC le 29 avril 2026 montre un panache de fumée s'élevant de la raffinerie de pétrole de Touapsé, dans le port russe de Touapsé (sud-ouest de la Russie), le 28 avril 2026.
Cette image satellite fournie par Planet Labs PBC le 29 avril 2026 montre un panache de fumée s'élevant de la raffinerie de pétrole de Touapsé, dans le port russe de Touapsé (sud-ouest de la Russie), le 28 avril 2026. © Planet Labs PBC

Certains des sites frappés par Kiev se trouvent à plusieurs centaines de kilomètres de la ligne de front, de la mer Baltique à la Caspienne jusqu'à la frontière russo-kazakh.

Par exemple, la raffinerie d'Oufa, touchée mi-mars, est située dans l'Oural à 1.500 kilomètres de la ligne de front. Début juillet, Kiev a revendiqué une attaque sur la raffinerie d'Omsk, éloignée des frontières de l'Ukraine de quelque 2.500 km. Il s'agit de l'une des plus grandes raffineries du pays et la plus éloignée atteinte par l'armée ukrainienne depuis le début du conflit. Cela illustre ses progrès dans sa capacité à longue portée, avec des drones plus performants, comme ceux de Fire Point.

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Les citoyens russes ont senti eux-mêmes les effets de ces frappes. En juin, 90% des régions ont connu des pénuries de carburant, obligeant les autorités locales à y imposer des restrictions sur les quantités vendues. Pour faire face à ce "problème", reconnu par Vladimir Poutine, le Kremlin avait interdit les exportations d'essence et de gazole. Désormais, "la situation s'est nettement améliorée dans les stations-service", a indiqué le vice-Premier ministre russe chargé de l'Énergie, Alexandre Novak.