Chômage, arrêts maladie, factures… Tout ce change à partir du 1er septembre
Plusieurs nouveautés interviennent en ce mois de septembre 2026. Elles peuvent concerner votre quotidien et vos droits administratifs. Par Maëlle Roudaut avec AFP Kinga K...
Plusieurs nouveautés interviennent en ce mois de septembre 2026. Elles peuvent concerner votre quotidien et vos droits administratifs.
Par Maëlle Roudaut avec AFP

Kinga Krzeminska / Getty Images
Ce qui change à partir du 1er septembre 2026 : chômage, arrêts maladie, factures...
EN BREF
• À partir du 1er septembre 2026, les arrêts maladie sont plafonnés à 31 jours pour la première prescription. La durée d’allocation chômage diminue pour les ruptures conventionnelles.
• Les entreprises doivent utiliser des plateformes électroniques pour les factures.
• Le prix du gaz augmente de 5,6 % en raison des tensions au Moyen-Orient.
L’IA au HuffPost.
Comme à chaque début de mois, Le HuffPost fait le point sur toutes les évolutions attendues à partir de ce mardi 1er septembre. Et au-delà de la rentrée des classes, qui a lieu cette année un mardi, il y a plusieurs nouveautés administratives et économiques qui risquent d’affecter votre quotidien.
Arrêts maladies, pensions de retraite, achat de voiture électrique… Découvrez ci-dessous si vous êtes concerné par une ou plusieurs de ces mesures.
• Au lycée, les téléphones portables interdits
Déjà en vigueur de la maternelle au collège depuis 2018, l’interdiction du téléphone portable sera étendue aux lycées dès la rentrée, en vertu de la loi visant à protéger les mineurs des réseaux sociaux. Les téléphones « devront être éteints et rangés dans les sacs ou les casiers », a indiqué le ministre de l’Éducation Édouard Geffray.
Mais entre les annonces du gouvernement et la réalité du terrain, il risque d’y avoir une importante différence. Plusieurs lycées n’ont en effet pas eu le temps de modifier leur règlement intérieur, la consigne n’ayant été donnée que tardivement, début juillet. « Le gouvernement fait de la communication politique, du bricolage, qui fait fi des réalités du terrain », a déploré auprès du HuffPost Sophie Vénétitay, Secrétaire générale du SNES-FSU.
• La durée des arrêts de travail désormais plafonnée
À compter du 1er septembre 2026, la durée des arrêts de travail va être plafonnée. Cette mesure a été inscrite dans la loi de financement de la Sécurité sociale et motivée, notamment par l’augmentation du nombre d’arrêts de travail entre 2019 et 2024 estimée à 10 %, avait indiqué le ministère de la Santé.
Désormais, la durée d’un arrêt maladie ne pourra plus dépasser 31 jours pour la première prescription, et chaque prolongation d’arrêt ne pourra pas dépasser 62 jours. « Il sera possible de prolonger l’arrêt maladie au-delà de la durée plafonnée si le professionnel de santé estime que l’état de santé du salarié le nécessite », indique le gouvernement.
• Nouvelles règles pour les ruptures conventionnelles
En cas de rupture conventionnelle, la durée d’allocation chômage sera désormais réduite. Elle sera de 15 mois pour les allocataires âgés de moins de 55 ans, soit trois mois de moins qu’auparavant. Pour les plus de 55 ans, cette durée serait fixée à 20,5 mois, soit 2,5 mois de moins pour 55-56 ans, et 6.5 de moins pour les plus de 57 ans.
Créées en 2008, les ruptures conventionnelles permettent à un employeur et un salarié de rompre un CDI à l’amiable et au salarié de toucher des allocations chômage. Avec 515 000 ruptures conventionnelles individuelles signées en 2024, elles sont en augmentation et représentent désormais plus d’un quart des dépenses d’assurance chômage.
• Du changement dans les pensions de retraite
Deux nouvelles mesures vont s’appliquer à partir du 1er septembre, et elles peuvent améliorer votre retraite. Désormais, jusqu’à deux des trimestres accordés pour la naissance, l’éducation ou l’adoption d’un enfant pourront être prises en compte pour accéder au départ anticipé pour carrière longue. Cela devrait permettre à de nombreuses femmes de partir plus tôt à la retraite.
Deuxième nouveauté : les parents vont voir le montant de leurs pensions augmenter. Désormais, le calcul du salaire de référence ne se fera plus sur les 25 meilleures années de la carrière, mais sur les 24 meilleures années pour les parents d’un enfant, et sur les 23 meilleures années dès deux enfants.
• Les factures électroniques deviennent obligatoires
À compter du 1er septembre, toute entreprise devra recevoir ses factures via une des plateformes électroniques agréées par l’État, et les plus grosses, les ETI, devront aussi les émettre ainsi. Ce sera ensuite le cas pour toutes les entreprises au 1er septembre 2027. Cette petite révolution, censée simplifier la vie des entreprises, doit aussi rapporter à l’État car le fisc détectera plus facilement les fraudes à la TVA.
• Aide pour l’achat d’une voiture électrique d’occasion
À partir du 1er septembre, les Français vont pouvoir demander une nouvelle aide pour acheter ou louer une voiture électrique d’occasion. Pour bénéficier de cette prime, la voiture doit être 100 % électrique, avoir été immatriculée pour la première fois en France, et que cette immatriculation a été effectuée entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2023. Elle doit être louée ou achetée auprès d’un professionnel de l’automobile habilité et être équipée d’une batterie encore en bon état.
Cette aide repose sur les certificats d’économie d’énergie (CEE), financés par les fournisseurs d’énergie et de carburants (EDF, Engie, TotalEnergies) selon le principe du pollueur-payeur. Grâce à ce système, ces entreprises ont une obligation de contribuer financièrement à la mobilité électrique et à la rénovation énergétique.
Le montant de l’aide dépendra notamment de l’opérateur auprès duquel vous demanderez à bénéficier de cette prime « certificats d’économie d’énergie ».
• Le prix repère du gaz augmente
Après avoir légèrement baissé de 0.8 % en août, le prix repère de vente du gaz augmente de 5.6 % en septembre 2026, a indiqué la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Il s’établit donc à 172,05 € TTC du mégawattheure (MWh), contre 162,89 €/MWh TTC en août 2026.
« Cette augmentation est liée à l’augmentation des prix du gaz sur les marchés. Des tensions existent sur le marché du gaz depuis quelques mois, dans le contexte de conflit persistant au Moyen-Orient », indique le Service Public.