Ce que l’on sait du test de missile nucléaire auquel Emmanuel Macron a assisté
L’événement, qui ne figurait pas à l’agenda du chef de l’État, a vocation à envoyer plusieurs messages. Capture X / Emmanuel Macron Emmanuel Macron sur la frégate multi-missions Auvergne ce mardi 6 ...
L’événement, qui ne figurait pas à l’agenda du chef de l’État, a vocation à envoyer plusieurs messages.

Capture X / Emmanuel Macron
Emmanuel Macron sur la frégate multi-missions Auvergne ce mardi 6 octobre.
« Pour être libre, il faut être craint. Et pour être craint, il faut être puissant ». Ce mardi 6 octobre, Emmanuel Macron a assisté à un test de missile nucléaire « depuis une frégate de la Marine nationale ». Dans le détail, il s’agit d’un « missile balistique stratégique M51 dans sa version M51.3 », détaille le ministère des Armées dans un communiqué.
Celui-ci a été tiré depuis le sous-marin nucléaire lanceur d’engins (SNLE) « Le Vigilant » au large du Finistère. Bien évidemment, le missile est « dépourvu de sa charge nucléaire » et sa « zone de retombées se situe en Atlantique Nord à plusieurs centaines de kilomètres de toute côte ». Dans un message publié sur X, le chef de l’État s’est félicité de cette opération.
« Très peu de nations disposent d’un tel savoir-faire », a souligné Emmanuel Macron, estimant que « ce succès technique est une nouvelle démonstration de la crédibilité de notre dissuasion, dont la pérennité est assurée ». Cette opération, qui ne figurait pas dans l’agenda officiel du chef de l’État, s’inscrit dans un contexte de tensions, marqué notamment par la menace que fait peser la Russie sur plusieurs pays européens.
Une façon pour Paris de rassurer ses partenaires sur le parapluie français, à l’heure où la France assume une approche européenne de la dissuasion nucléaire, et de démontrer une part de ses capacités en la matière. « Le M51.3 pérennise la crédibilité de la composante océanique face à l’évolution des défenses antimissiles adverses. Il répond à la volonté du président de la République de pérenniser la crédibilité opérationnelle des forces nucléaires dans la durée, au niveau requis par l’environnement international », souligne le ministère des Armées dans son communiqué, en précisant que ce tir a été réalisé « dans le strict respect des engagements internationaux de la France ».