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Ce Namurois remporte un prestigieux concours grâce à… une de tête de maquereau : « Je voulais une photo un peu dérangeante »

Le photographe namurois Erik Lafontaine a remporté sa catégorie aux World Food Photography Awards, le plus grand concours international de photographie culinaire organisé à Londres... grâce à une photo d’une tête de maquereau. Face à 40.000 clichés venus de 70 pays, son image a séduit le jury. Lisa Saint-Ghislain est partie à sa rencontre.

Ibrahim Molough
Par Ibrahim Molough

Publié le 13 juillet à 13h52

Ajoutez-nous à vos favoris Google Le photographe namurois Erik Lafontaine a remporté sa catégorie aux World Food Photography Awards, le plus grand concours international de photographie culinaire organisé à Londres... grâce à une photo d’une tête de maquereau. Face à 40.000 clichés venus de 70 pays, son image a séduit le jury. Lisa Saint-Ghislain est partie à sa rencontre.

Une tête de maquereau plongée dans un bouillon miso, posée dans une assiette profonde sur une plaque en métal texturée. C’est cette image qui a permis à Erik Lafontaine de s’envoler pour Londres et de décrocher un prix lors du plus grand concours international de photographie culinaire.

Face à 40.000 clichés venus de 70 pays, le Namurois a remporté sa catégorie. Une distinction qu’il n’avait pas vue venir.

« J’étais chez moi, mon planning avait été annulé. Je me suis dit que plutôt que de perdre du temps en essayant de produire quelque chose, j’allais faire un peu avec ce que j’avais sous la main ce jour-là », raconte-t-il.

C’est ainsi qu’est née cette photographie atypique. « Je voulais une photo food, mais en même temps quelque chose d’un peu décalé. Une ambiance très sombre, très calme, mais une photo un peu inattendue, un peu dérangeante. »

« Il y a encore une place pour les artisans »

Après vingt ans de carrière dans la publicité, le graphisme et le design, Erik Lafontaine s’est lancé comme photographe indépendant il y a cinq ans. Un choix qu’il ne regrette pas.

À ceux qui estiment que l’intelligence artificielle menace son métier, il répond sans hésiter : « Oui, moi je pense qu’il y a encore une place pour les gens comme moi. Je pense que de plus en plus, ça devient différenciant. »

Le photographe va même plus loin. « Je pense qu’à l’avenir, le consommateur choisira entre ceux qui travaillent avec l’IA et ceux qui continuent à travailler avec des artisans. »

Aujourd’hui, le photographe collabore avec de nombreux restaurants en Belgique. Depuis son prix remporté à Londres, sa notoriété dépasse largement les frontières du pays et des établissements du monde entier font désormais appel à son savoir-faire.

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