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Ce dont la Belgique a besoin ? Un électrochoc de croissance…

La situation a de quoi inquiéter. Lors du deuxième trimestre de cette année, la Belgique a enregistré une croissance nulle par rapport aux trois premiers mois de l'année, nous plaçant en queue de peloton des pa...

La situation a de quoi inquiéter. Lors du deuxième trimestre de cette année, la Belgique a enregistré une croissance nulle par rapport aux trois premiers mois de l'année, nous plaçant en queue de peloton des pays de la zone euro. Le contexte géopolitique, caractérisé par la volatilité des prix de l'énergie et de fortes tensions commerciales, n'a certes pas aidé mais il ne peut servir de prétexte pour justifier une telle contre-performance.

Un constat s'impose : le modèle économique belge est clairement grippé. Une étude réalisée par ING le confirmait récemment : la Belgique risque de rentrer dans un cycle long de croissance molle, inférieure à 1 %. Un enlisement qui s'explique notamment par des gains de productivité insuffisants et un ralentissement des investissements "productifs" des entreprises sur fond de "désindustrialisation" de notre pays et de vieillissement de sa population.

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Cette position de "lanterne rouge" constitue un véritable défi pour l'Arizona dont le bilan de la législature sera aussi évalué sur sa capacité à relancer une économie à bout de souffle. Certes, il y a une urgence, celle de trouver à la rentrée les milliards nécessaires pour éviter d'aggraver encore une situation budgétaire déjà fortement détériorée. Mais s'attaquer à la problématique du déficit n'a jamais créé le moindre emploi, ni incité le moindre entrepreneur à prendre des risques pour lancer une activité économique.

La Belgique a besoin d'un autre récit que celui peu mobilisateur d'une seule démarche purement comptable, aussi utile soit-elle. Ce dont notre pays manque cruellement, c'est un électrochoc de croissance. Il y a quelques jours, le ministre des Finances Jan Jambon (N-VA) a alimenté le débat avec son idée pour réorienter l'épargne des Belges, dont une grande partie "dort" sur les comptes d'épargne, vers le capital à risque. Un ballon d'essai politique qui a suscité une certaine perplexité, d'autant qu'il intervient dans la foulée de l'entrée en vigueur… de la taxe sur les plus-values.

C'est une stratégie beaucoup plus globale qu'il faut en réalité mettre en place, en prenant enfin des mesures qui s'attaquent de front aux multiples inerties, freins et charges qui minent chaque jour l'entrepreneuriat dans ce pays. Il est temps que nos gouvernements, au fédéral et dans les Régions, sortent d'une simple "gestion de crise" et portent enfin une véritable vision d'avenir.

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