Carney s’engage à verser 82 millions en 5 ans pour la surveillance…
Le premier ministre Mark Carney s’est engagé à verser 82 millions de dollars sur 5 ans pour renforcer la surveillance des océans, tout en réaffirmant son soutien à la collaboration internationale lors de l’Asse...
Le premier ministre Mark Carney s’est engagé à verser 82 millions de dollars sur 5 ans pour renforcer la surveillance des océans, tout en réaffirmant son soutien à la collaboration internationale lors de l’Assemblée générale des Nations unies, mercredi.
« Le Canada est une nation maritime », a rappelé M. Carney.
Le rôle émergent de Mark Carney en tant que défenseur mondial clé des alliances et du multilatéralisme a fait de lui une cible fréquente du président américain, Donald Trump.
Ce dernier a affirmé, plus tôt mercredi, sur les réseaux sociaux que le Canada était en train de « s’autodétruire » en laissant entrer des « millions » de personnes sur son territoire « pratiquement sans contrôle ni vérification ».
M. Trump n’a fourni aucune preuve à l’appui de ces allégations, mais a qualifié cette situation de « prise de pouvoir par les libéraux qui finira très mal ».
Pas de rencontre Carney-Trump
MM. Carney et Trump ne se sont pas rencontrés alors qu’ils assistaient tous deux à la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies cette semaine.
Il s’agissait du premier déplacement de Mark Carney aux États-Unis depuis l’échec des négociations commerciales le mois dernier.
Ces dernières semaines, Donald Trump a imposé au Canada des droits de douane de 50 % sur toute une série de produits et s’apprête à bloquer complètement l’importation d’autres produits dans le courant du mois. Le président américain a également signé un décret visant à identifier et à retirer les produits d’origine canadienne des systèmes de marchés publics américains.
Le premier ministre Carney n’a pas semblé se laisser décourager et a continué à rencontrer d’autres dirigeants mondiaux lors de cet événement à l’ONU. Il a confié mardi que l’Assemblée générale lui offrait l’occasion de rencontrer des dirigeants qu’il voit moins souvent.
L’événement de mercredi a permis à M. Carney de retrouver la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, une semaine après que celle-ci a ouvert la voie à ce que le Canada devienne le premier « membre associé » de l’Union européenne.
L’événement organisé mercredi par l’Alliance internationale OceanEye en marge de l’Assemblée générale a réuni d’autres dirigeants, des partenaires de la société civile et des branches des Nations unies dans le but de mettre en place un réseau permettant de collecter et de partager des données sur l’état des océans du monde.
M. Carney a déclaré que cet engagement financier permettra d’assurer une surveillance des océans tout au long de l’année et soutiendra le déploiement de planeurs sous-marins autonomes capables de se déplacer sous la glace.
La présidente de la Commission européenne a indiqué que 30 pays s’étaient engagés à soutenir OceanEye.
« Nous devons être à l’écoute de l’océan et nous devons le protéger davantage », a affirmé Mme von der Leyen.