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Carburants : pourquoi la crise va encore s’aggraver ?

Publié le 12/09/2026 20:23 Mis à jour le 12/09/2026 22:08 Liste des vidéos similaires ...

Publié le 12/09/2026 20:23

Mis à jour le 12/09/2026 22:08

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Article rédigé par France 2 - A. Miguet, C. Duval, P-Y. Salique. Édité par l'agence 6Medias

France Télévisions

Après le détroit d’Ormuz, l’Arabie saoudite se retrouve prise en étau avec la progression stratégique des Houthis, soutenus par l’Iran, au niveau du détroit de Bab el-Mandeb.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.


C’est un passage stratégique des routes du pétrole : le détroit de Bab el-Mandeb. Vendredi 11 septembre, au Yémen, il est tombé entre les mains des Houthis, alliés de l’Iran, qui ont exulté au cri de "Mort à l’Amérique".

Désormais, l’Iran contrôle le détroit d’Ormuz. Les Houthis, le détroit de Bab el-Mandeb et l’Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut, se trouve prise en étau et attaquée de toutes parts par les alliés de Téhéran. Jeudi 10 septembre, c’est un oléoduc, traversant la péninsule Arabique, qui était visé par des drones en provenance d’Irak. Il permettait l’exportation du pétrole saoudien, évitant le détroit d’Ormuz et passant par la mer Rouge.

Les Houthis assurent que le détroit qu’ils contrôlent restera ouvert à la navigation, à l’exception des navires saoudiens. Mais s’il était fermé, les pétroliers ne pouvant emprunter le canal de Suez seraient obligés de passer par le cap de Bonne-Espérance, soit 50 jours de navigation au lieu de 20.

Perturbations des routes stratégiques, ruptures d’approvisionnement et pénuries font craindre une nouvelle montée des prix à la pompe pour le diesel en France, par exemple. "L’impact peut être sensible. On est à 2,25 euros, 2,30 euros. Dans l’état actuel des choses, on ne peut pas exclure le fait de remonter et d’aller jusqu’à 2,50 euros, ce qui, évidemment, aura un impact socio-économique très élevé", indique Patrice Geoffron, professeur de sciences économiques à l’université Paris Dauphine.

En attendant, Donald Trump déclare que la guerre avec l’Iran et ses alliés s’arrêtera après les élections américaines de mi-mandat en novembre. Ses prédictions ne se réalisent pas toujours.

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