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Carnet de campagne | Capitaine Duhaime fait sensation sur TikTok

Une petite bande d’ados…… un mardi après-midi…… dans le stationnement du palais de justice de Saint-Joseph-de-Beauce…Tout ça sentait l’école buissonnière à plein nez.« On est là pour voir Éric Duhaime ! ont exp...

Une petite bande d’ados…

… un mardi après-midi…

… dans le stationnement du palais de justice de Saint-Joseph-de-Beauce…

Tout ça sentait l’école buissonnière à plein nez.

« On est là pour voir Éric Duhaime ! ont expliqué les joyeux élèves en cavale. Nous avons demandé à nos parents, tout est OK. »

Tout sourire au moment de prendre un selfie avec le chef de droite, ces ados ont publié le cliché sur leurs réseaux sociaux avec l’excitation d’un groupe d’admirateurs à un spectacle de Fredz.

À une époque — que l’auteur de ces lignes s’acharne à ne pas croire si lointaine —, les jeunes « séchaient » les cours pour vivre d’autres émotions qu’une annonce conservatrice en matière de justice…

« Ça, c’est à cause de TikTok, a expliqué Éric Duhaime. Les jeunes ne savent pas mon nom, mais ils connaissent Capitaine Québec. »

Un internaute de Bellechasse a réalisé une vidéo qui présente le chef conservateur en superhéros fleurdelisé — un rôle enviable en comparaison avec « Capitaine T’es qui toi » et « Capitaine Faillite », aussi mis en vedette dans le (très, très) court métrage.

« Ça pogne, c’est l’enfer », lance le leader de droite, étonné lui-même de sa popularité auprès de la jeunesse. Dans l’autobus du chef, une affiche d’Éric Duhaime avec les muscles saillants de Capitaine Québec trône à la fenêtre. Il ne s’agit pas d’un narcissisme démesuré, assure son équipe. La preuve : deux mentions du désormais fameux « agricultureurs », la faute d’orthographe devenue célèbre lors d’une annonce conservatrice sur l’agriculture, ornent aussi le véhicule.

La poignée d’adolescents n’était pas seule à attendre le chef conservateur à Saint-Joseph-de-Beauce. Jonathan Marchand, militant de longue date pour les droits des personnes handicapées, tenait aussi à lui parler.

« Vivre chez soi, ça devrait être un droit, a souligné l’homme atteint de dystrophie musculaire. Présentement, c’est un privilège. » En fauteuil roulant, il a rencontré presque tous les chefs de parti au cours de la campagne pour leur demander de se ranger derrière un projet de loi qui ferait en sorte de « changer le système » et d’empêcher que les personnes handicapées se retrouvent en CHSLD.

« Bravo de te tenir debout. » C’est ainsi que le chef conservateur a félicité Jonathan Marchand, sans toutefois se prononcer directement sur sa proposition.