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Cap-Ferret : des milliers de vacanciers évacués face à la progression des flammes

Face à la progression d’un incendie en Gironde, des milliers de vacanciers ont dû quitter précipitamment le Cap-Ferret. Réveillés par les alertes, certains racontent leur inquiétude et leur désarroi alors que 35 000 personnes ont été évacuées en deux jours.

Publié le 24/07/2026 13:21

Mis à jour le 24/07/2026 13:21

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Article rédigé par France 2 - P. -L. Monnier, N. Poitevin, N. Pinard, G. decaix, M. Petitjean, A. Abalo, F. Grassaud, M. -P. Abrigeon, N. Pressigout @RevelateursFTV, B. Bervas - Édité par l'agence 6Medias

France Télévisions

Face à la progression d’un incendie en Gironde, des milliers de vacanciers ont dû quitter précipitamment le Cap-Ferret. Réveillés par les alertes, certains racontent leur inquiétude et leur désarroi alors que 35 000 personnes ont été évacuées en deux jours.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.


Au milieu des fumées, et dans une apparente tranquillité, une opération d'évacuation XXL. Depuis l'aube, des milliers de vacanciers prennent la route. Il faut évacuer toute la péninsule du Cap-Ferret (Gironde). "Depuis deux heures et demie, là, on a les alertes de la préfecture. Ça me donne la chair de poule. C'est horrible ce qui se passe, quand même", confie une sinistrée. Une évacuation générale, car le feu progresse. Il n'y a qu'une route pour évacuer. En fin de matinée, un embouteillage se forme à Arès, évacué à son tour. Un habitant n'a que quelques minutes pour fermer sa maison. Il témoigne : "On a reçu les ordres de la mairie d'évacuer, donc on écoute les consignes, on s'en va. On est stressé, mais bon, on a subi quoi."

Dans le pavillon d'à côté, deuxième évacuation en deux jours. "On a été évacués d'un village à côté du Cap-Ferret. Et là, on est venu chez ma fille dans le village à côté. Et là, on nous dit de partir ailleurs encore. Donc on s'en va chez mon frère. C'est dur. Très dur", raconte l'homme.

D'autres sont partis du Cap-Ferret par la mer et débarquent ici depuis 7 heures, ce 24 juillet, à Arcachon. Des vacanciers réveillés au beau milieu de la nuit par les messages d'alerte sur les téléphones. Une touriste raconte : "On a eu des alertes, on a attendu l'alerte du Cap-Ferret à 6h45. On ne sait pas ce qu'on va faire."

Le flou règne aussi au parc des expositions à Bordeaux, où certains vacanciers sont redirigés, déboussolés. "Nous sommes sept, nous n'avons qu'une seule voiture. On a bourré et on est arrivé ici", explique l'une d'eux. Une autre ajoute : "Beaucoup de questionnements. Je pose la question, c'est quoi les prochains jours ? Où est-ce qu'on va y aller ? Ou retourner chez nous ? C'est la fin des vacances." Des interrogations partagées par les touristes étrangers. "On ne sait pas si on va pouvoir y retourner ou pas. On va rester deux jours ici, à attendre", confie l'un d'eux.

Selon les autorités en Gironde, 35 000 personnes ont été évacuées en deux jours.

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