Canicule. Les chiffres qui racontent un été hors norme dans nos départements
Cet été 2026 restera marqué par les nombreuses vagues de chaleur qui ont touché l’Hexagone. Les épisodes caniculaires se sont succédé en quelques semaines, faisant grimper les thermomètres à des niveaux parfois...
Cet été 2026 restera marqué par les nombreuses vagues de chaleur qui ont touché l’Hexagone. Les épisodes caniculaires se sont succédé en quelques semaines, faisant grimper les thermomètres à des niveaux parfois inédits. Avec une température moyenne de 24,9 °C, juillet 2026 est le mois le plus chaud, tous mois confondus, jamais enregistré en France depuis le début des mesures en 1900, devant août 2003 (24,8 °C) et juillet 2006 (24,4 °C).
Dans le Rhône, l’Ain, le Jura, la Loire et la Haute-Loire, plusieurs records de température ont été battus. Records absolus, records mensuels, records de températures nocturnes... Retour sur les chiffres qui ont marqué cet été hors norme.
39,4°C : un record de température à Ambérieu
Dans l’Ain, le record de température pour un mois de juin est tombé. Le précédent, établi le 22 juin 2003 avec 38,1°C, aura tenu 23 ans. Le lundi 22 juin 2026 en fin d’après-midi, la station Météo-France d’Ambérieu-en-Bugey a enregistré 39,4°C, soit 1,3°C de plus que l’ancien record.
34 jours consécutifs au-dessus de 30°C à Lyon
Le début de l’été a été marqué par deux vagues de chaleur impressionnantes. Entre le 16 juin et le 19 juillet, le record du nombre de jours consécutifs de forte chaleur est tombé à Lyon. Pendant 34 jours, les températures maximales ne sont jamais descendues sous la barre des 30 °C, dépassant largement le précédent record de 21 jours datant de l’été 2006 ou celui de 19 jours remontant à 1976.
« C’est exceptionnel et cela s’explique d’abord par la vague de chaleur venue de l’Afrique du Nord, puis par le dôme de chaleur qui a piégé l’air chaud au-dessus de la France », expliquait Mickaël Oquidan, prévisionniste à Météo-France.
Baignade à la Plaine tonique, Malafretaz, Ain. Photo d'archives Pierre-Yves Royet
+5,4°C : le mois de juillet le plus chaud dans l’Ain
Juillet 2026 restera comme le mois de juillet le plus chaud jamais enregistré dans l’Ain depuis le début des relevés, en 1947. À l’échelle départementale, la moyenne des températures maximales a atteint 31,6 °C, soit 5,4 °C de plus que la normale.
Cet épisode caniculaire a aussi été marqué par des pics de chaleur atteignant jusqu’à 39°C. La station d’Ambérieu illustre également l’ampleur de cette canicule. Selon les données de Météo Ciel, la moyenne des températures maximales de la station s’élève à 33,7°C en juillet, soit 6,3 °C au-dessus de la normale 1991-2020.
−86 % de pluie dans le Jura
À Lons-le-Saunier, seulement 13,8 mm de précipitations sont tombés en juillet, soit 86% de déficit par rapport aux normales. Un chiffre qui illustre la sécheresse qui touche le Jura cet été.
La Loue à son niveau le plus bas jamais enregistré au 17 août. Photo Bruno David
Le département est placé en vigilance sécheresse depuis le début de la saison estivale. Ce manque de pluie, combiné aux épisodes de forte chaleur, a rapidement pesé sur la ressource en eau : les débits des cours d’eau et les niveaux des nappes ont continué de baisser. Cet épisode a également entraîné des restrictions importantes sur l’utilisation de l’eau potable.
31,3°C de moyenne des maximales en Haute-Loire
En Haute-Loire, la température ne s’est pas limitée à quelques jours, elle s'est installé dans la durée. En juillet, la station du Puy-Chadrac a enregistré une moyenne de 31,3 °C pour les températures maximales, soit seulement 0,1 °C de moins que la moyenne des maximales enregistrée lors de l'exceptionnel mois d'août 2003.
La station du Puy-Chadrac a également enregistré 20 jours à 30 °C ou plus sur les 31 jours de juillet, dont 5 jours à 35 °C ou plus, selon les données de Météo-France.
26°C : la nuit la plus chaude de France enregistrée à Lons-le-Saunier
La nuit du dimanche 2 au lundi 3 août a été particulièrement chaude dans le Jura. À Lons-le-Saunier, la température n’est pas descendue sous les 26°C, faisant de cette nuit-là la plus chaude de France parmi les grandes villes. Les minimales sont restées autour de 25°C à Perpignan, Carcassonne et Montpellier.
Photo Maxime Jegat
39°C : trois records de juin battus en quatre jours à Lyon
Ce sont trois records de chaleur qui ont été battus la même semaine dans le Rhône. À la station météo Lyon-Bron, le thermomètre est monté à 38,5 °C le 22 juin. Le précédent record de juin était de 38,4 °C, établi en 2003 et 2019. Le record n'aura pas tenu longtemps. Mardi 23 juin, en pleine canicule, la température de 38,9 °C était relevée à la station météo de Lyon-Bron, battant le record déjà enregistré la veille. Finalement, le vendredi 26 juin, la barre des 39 °C a été franchie, toujours à la station météo de Lyon-Bron.
8 jours à plus de 35°C dans la Loire
Pendant huit jours consécutifs, le thermomètre a atteint ou dépassé 35°C à la station de Saint-Étienne-Bouthéon. Les nuits ont également été particulièrement chaudes : pendant cette même période, les températures ne sont pas descendues sous les 20°C.
Un nombre record de stations météo ont dépassé 40°C en France
573 stations météo, sur les 1 300 active en France, ont atteint ou dépassé au moins une fois 40 °C au cours de l'été, d'après les données publiées par Météo-France. Un chiffre impressionnant, qui dépasse largement les étés caniculaires de 2003 (292) et 2019 (394).
Pour près de 80 de ces stations météorologiques, les 40°C ont été atteints pour la première fois de leur histoire.