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Canicule : le gouvernement réduit l’enveloppe destinée à la rénovation des écoles de 50 millions d’euros à 10 millions

40 millions d'euros sur les 50 millions destinés au plan canicule dans les écoles ont été gelés dans l'attente d'une affectation choisie par l'Etat, se désole ce jeudi sur France Inter Guillaume Perrin, directeur général du programme Actee.

40 millions d'euros sur les 50 millions destinés au plan canicule dans les écoles ont été gelés dans l'attente d'une affectation choisie par l'Etat, se désole ce jeudi sur France Inter Guillaume Perrin, directeur général du programme Actee.

Par Nicolas Piquet Publié le jeudi 3 septembre 2026 à 19:05

Après les vagues de canicules successives, le gouvernement annonçait en juin le déblocage de 50 millions d’euros pour aménager les salles de classe. Mais deux mois plus tard, Matignon a finalement décidé de resserrer ces aides. "C'est plutôt frustrant parce que le gouvernement a choisi de donner la priorité à l'électrification", réagit Guillaume Perrin, directeur général du programme Actee. (Action des collectivités territoriales pour l’efficacité énergétique). "Cet argent devait servir à mettre en place des actions rapides, en direction des écoles, à savoir des diagnostics gratuits pour une partie d'entre elles et des petits travaux qu'on pouvait financer, comme l'installation des brasseurs d'air, qui permettent de diminuer la température et des stores avec un impact immédiat", détaille Guillaume Perrin.

"On était dans un plan d'accompagnement qui devait toucher 12 500 écoles en France, sur environ 42 000" au total, soit "un quart" d'entre elles. Dans le détail, "2 500 écoles prioritaires parmi celles qui étaient fermées en totalité" lors de la dernière vague de chaleur au mois de mai et juin et "10 000 écoles à risque avéré".

"C'est un regret d'avoir revu à la baisse ce plan"

Au lieu des 12 500 écoles prévues, "ça a été limité aux 2 500 écoles, prioritaires", pour un montant de 10 millions d'euros, regrette le directeur général d'Actee. "On est loin de couvrir la totalité de ce qui est nécessaire". Ce qui veut dire que "l'action s'arrête aux audits qui sont gratuits. Plus question d'installer des brasseurs d'air pour les écoles retenues, à charge pour les collectivités d'aller plus loin en trouvant des fonds associés, comme le Fonds vert qui a été raboté", explique Guillaume Perrin.

50 millions en tout, c'était un coût "pas cher, parce qu'à l'échelle d'une petite école de 200 élèves par exemple, il faut entre 10 et 40 000 euros pour installer des brasseurs d'air et des stores. C'est un petit investissement avec un impact intéressant" qui permet de faire baisser la température intérieure de 7 à 8 degrés. Pour Guillaume Perrin, "c'est un regret d'avoir revu à la baisse ce plan canicule, parce que si on ne lance pas dès aujourd'hui les audits, on n'aura jamais des écoles préparées pour les canicules l'année prochaine, d'autant que la majeure partie des collectivités n'aura pas le temps de rassembler les fonds pour équiper les écoles concernées".

C'est d'autant plus frustrant explique Guillaume Perrin car "c'est de l'argent disponible qui est gelé pour être dirigé vers d'autres actions prioritaires en fonction du choix du gouvernement. Les enfants, les élèves et les professeurs vont souffrir des canicules parce qu'on n'a pas financé les équipements", lâche Guillaume Perrin.

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