Canicule : lancement du collectif “Strasbourg au frais”, un mouvement citoyen pour mieux vivre les vagues de chaleur - ICI
Après les canicules de cet été, de nombreux Strasbourgeois ont rejoint le collectif "Strasbourg au frais" pour sa soirée de lancement ce lundi 7 septembre. Les groupes de travail thématiques ont déjà proposé plusieurs solutions pour s'adapter aux vagues de chaleur.
Publié le mardi 8 septembre 2026 à 21h31 Mis à jour le mercredi 9 septembre 2026 à 7h57
Après les canicules de cet été, de nombreux Strasbourgeois ont rejoint le collectif "Strasbourg au frais" pour sa soirée de lancement ce lundi 7 septembre. Les groupes de travail thématiques ont déjà proposé plusieurs solutions pour s'adapter aux vagues de chaleur.
Un énième record de température a été battu, mardi 8 septembre, 35 degrés à Strasbourg, du jamais-vu en 100 ans. La veille, c'était justement le jour de lancement du collectif "Strasbourg au frais". Les canicules de cet été ont été un véritable déclic pour beaucoup d'Alsaciens. Ils étaient nombreux, plus de 60, à s'être réunis au foyer Saint-Paul dans le quartier Koenigshoffen à Strasbourg.
Une prise de conscience
Parmi celles et ceux venus participer à cette première soirée, beaucoup de personnes qui n'étaient pas militantes avant ça. "Cet été, c'était un peu une prise de conscience, un déclenchement, parce que c'est la première fois que je ressentais autant les effets de la chaleur, comme beaucoup de gens je pense", raconte Niels. "En fait, le déclic, je l'ai dans la tête depuis longtemps, mais le passage à l'action, oui c'est maintenant", témoigne Christophe.
Partager le traumatisme des canicules
Beaucoup sont là tout d'abord pour partager leur vécu, comme Chloé, 39 ans, qui vivait encore à Paris cet été : "J'ai très mal vécu la canicule, j'ai beaucoup souffert. J'étais dans ma chambre de bonne sous les toits, il faisait plus de 35 degrés la nuit. Ça m'a créé beaucoup d'angoisses, j'ai peur de mourir maintenant".
Echanger et créer un réseau d'entraide, c'était aussi un des objectifs des initiateurs de ce collectif, Aymeric Noël et Léa Staraselski. "C'est très important d'échanger sur nos expériences, parce qu'on a vécu tout ça chacun de chez soi, résume Béa, là, tout d'un coup, on se dit qu'on a des choses à se raconter, on a peut-être des solutions à trouver ensemble".
Imaginer des solutions à l'échelle d'immeuble, d'un quartier
Avec leurs post-its et leurs stylos de couleurs, les participants mettent en commun leurs idées pour adapter le quotidien aux canicules. Enora est chargée de rapporter les idées de son groupe de travail sur le logement : "La première idée qui est ressortie en force, c'est l'aménagement de salles communes. Pour créer des points de rafraîchissement au sein des immeubles, par exemple, les caves. Et la notion de cuisine collective aussi".
Est-ce que ça l'intéresserait de s'investir et de venir régulièrement aux réunions ? Oui, répond-elle, parce que la première soirée, les participants ont identifié "des choses concrètes". L'aspect collectif lui plaît aussi énormément.
Les deux organisateurs ont fait circuler une petite feuille pour connaître les attentes des participants et savoir dans quelle mesure ils et elles souhaitent s'investir dans "Strasbourg au frais". Le prochain rendez-vous est d'ores et déjà fixé au 12 octobre de 18h à 20h, à la Tour du Schloessel à Strasbourg.
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