Canicule : la France n’a jamais eu aussi chaud que durant cet été 2026, le nombre de jours de vagues de chaleur atteint un niveau historique
Les Français et Françaises n'ont jamais connu un été aussi chaud de toute leur vie. L'Hexagone atteint des niveaux records de canicule avec près de 52 jours de vagues de chaleur depuis le début du mois de juin d'après les données de Météo-France.
l'essentiel Les Français et Françaises n'ont jamais connu un été aussi chaud de toute leur vie. L'Hexagone atteint des niveaux records de canicule avec près de 52 jours de vagues de chaleur depuis le début du mois de juin d'après les données de Météo-France.
La France métropolitaine a connu 52 jours de vagues de chaleur depuis mi-juin, un record alors même que l'été n'est pas terminé, devant les 33 jours de 2022 ou les 22 jours de l'été meurtrier de 2003, selon l'analyse par l'AFP des données de Météo-France.
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Trois grandes vagues de chaleur
En 2026, le territoire a en effet connu trois vagues de chaleur qui se sont succédé rapidement, de 14 jours en juin, 16 jours en juillet puis 22 jours depuis fin juillet, cette dernière vague n'étant pas encore officiellement terminée au 18 août. Depuis le 17 juin, seuls trois, puis huit jours d'accalmie, se sont intercalés entre ces températures caniculaires.
\ud83c\udf21\ufe0f Sous un temps parfois orageux, les températures poursuivent leur baisse en ce début de semaine, à l'exception du Sud-Est.
Ce lundi, les orages concernent encore une large partie nord-est, et d'autres se développent en Corse.
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— Météo-France (@meteofrance) August 17, 2026
Au-delà de la France, l'Europe occidentale a connu son début d'été le plus chaud jamais enregistré, avec une période juin-juillet à un niveau record, sur fond de vagues de chaleur à répétition, de sécheresse généralisée et d'incendies dramatiques, alimentés par le réchauffement climatique. En France métropolitaine, 2026 est de loin l'année qui compte le plus de jours passés en vague de chaleur depuis le début des données, en 1947. En 2022, il y avait également eu trois vagues de chaleur, mais elles avaient duré, en cumulé, près de 20 jours de moins que cette année.
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Quant aux canicules de l'été 2003, qui avaient provoqué plus de 15 000 morts en France, elles s'étaient surtout concentrées sur deux semaines en août, et une semaine moins sévère en juin. La vague de chaleur d'août 2003 reste à ce jour la plus sévère - un indicateur qui mêle durée et intensité des chaleurs - devançant encore celles de juillet-août et celle de juin 2026.
L'année 2026 a aussi déjà enregistré les journées les plus chaudes en moyenne en France, les 24 et 25 juin. L'indicateur thermique national, qui prend en compte les températures diurnes et nocturnes de 30 stations de référence sur le territoire métropolitain, est ainsi monté à 30 °C, battant le record établi en 2003.
Plus de la moitié des vagues de chaleur ont eu lieu après 2010
Par ailleurs, la vague de chaleur débutée fin juillet 2026 est pour l'instant la deuxième plus longue enregistrée, avec 22 jours, juste derrière celle qui avait duré 23 jours en juillet 1983. Il s'agit de la 54e que subit la France depuis 1947, plus de la moitié d'entre elles s'étant produites après 2010.
Demain jeudi, la baisse des températures se généralise avec la fin de la canicule. Au nord, on attend 20 à 25°C avec quelques passages nuageux et de rares averses. Au sud, attention aux violents #orages, avec de fortes pluies, risque de grêle et une activité électrique intense. pic.twitter.com/tJ8nvYWlv9
— La Chaîne Météo (@lachainemeteo) August 19, 2026
Une vague de chaleur est "un épisode de températures nettement plus élevées que les normales pendant plusieurs jours" à l'échelle nationale, selon la définition de Météo-France, qui s'appuie sur des "critères statistiques précis". L'épisode de chaleur de mai n'était par exemple pas assez intense pour entrer dans cette catégorie.
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D'après cette définition, une vague de chaleur débute lorsque l'indicateur thermique national atteint ou dépasse 25,3 °C pendant une journée et que la température moyenne nationale reste supérieure ou égale à 23,4 °C pendant au moins trois jours consécutifs. Elle s'achève quand l'ITN descend sous 23,4 °C pendant au moins trois jours d'affilée, ou "ponctuellement" sous 22,4 °C. Elle diffère des vigilances canicule (jaune, orange ou rouge) établies par département en fonction de l'intensité des phénomènes météo attendus et de ses possibles impacts sanitaires.