CAN : la CAF prête à faire machine arrière, la compétition pourrait rester tous les deux ans - Sport.fr
Annoncé en grande pompe, le passage à une Coupe d'Afrique des nations tous les quatre ans pourrait être abandonné. Face à la fronde, Patrice Motsepe reconnaît que le dossier est réexaminé. Nouveau rebondissement dans le feuilleton du calendrier africain. La Confédération africaine de football (CAF) s'apprêterait à renoncer à sa…
Annoncé en grande pompe, le passage à une Coupe d’Afrique des nations tous les quatre ans pourrait être abandonné. Face à la fronde, Patrice Motsepe reconnaît que le dossier est réexaminé.
Nouveau rebondissement dans le feuilleton du calendrier africain. La Confédération africaine de football (CAF) s’apprêterait à renoncer à sa réforme prévoyant d’organiser la CAN tous les quatre ans au lieu de deux. Selon The Guardian, relayé par Foot Mercato, un vote est attendu dès ce vendredi lors de la réunion du comité exécutif de l’instance, au Cap-Vert.
Une réforme très contestée
L’annonce du passage à un rythme quadriennal avait provoqué une véritable levée de boucliers sur le continent. La CAN occupe une place centrale dans la culture footballistique africaine, et sa raréfaction a été très mal perçue.
De nombreux observateurs avaient dénoncé une décision susceptible de fragiliser la visibilité des sélections, de réduire les revenus générés par la compétition et de priver les supporters de leur grand rendez-vous continental.
Motsepe ouvre la porte
Ces critiques semblent avoir été entendues au plus haut niveau. Présent lors de l’assemblée de la CAF, son président Patrice Motsepe a confirmé que le sujet était à nouveau sur la table. « Nous étudions la possibilité de revenir à une CAN tous les deux ans. Cette question est actuellement à l’examen », a-t-il déclaré vendredi.
Une prise de parole qui marque un véritable changement de cap, alors que le passage au rythme quadriennal avait été présenté comme une évolution majeure du calendrier international.
Un enjeu économique et sportif
Pour les fédérations africaines, la CAN représente une source de revenus essentielle et une vitrine incomparable. Une compétition tous les deux ans permet aussi à davantage de générations de joueurs d’y participer.
Côté clubs européens, en revanche, la fréquence de la CAN est souvent source de tensions, puisqu’elle prive les équipes de leurs internationaux africains pendant plusieurs semaines.
Une CAN déjà sous tension
Ce débat intervient dans un contexte déjà agité pour l’instance africaine. Le dossier de la finale de la CAN 2025 entre le Sénégal et le Maroc est toujours pendant devant le Tribunal arbitral du sport, dont le verdict est attendu dans les prochaines semaines.
Si le vote se confirme, la CAF aura choisi d’écouter la base. Reste à connaître la décision définitive du comité exécutif.