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“Ça a fait du bien de voir ce stade revivre” : Vincent, le concierge des installations sportives, a vécu le Mondial de hockey au plus près

Cinquante mètres, vraiment pas plus, séparent sa maison du terrain sur lequel des équipes de hockey du monde entier se sont produites deux semaines durant. Être plus au cœur de l'événement que lui ? Impossible ...

Cinquante mètres, vraiment pas plus, séparent sa maison du terrain sur lequel des équipes de hockey du monde entier se sont produites deux semaines durant. Être plus au cœur de l'événement que lui ? Impossible ! Pourtant, Vincent Degeye, puisque c'est de lui qu'il s'agit, ne se plaint pas du tout de ce qui vient se jouer au fond de son jardin. Responsable maintenance pour la RCAWS (Régie communale autonome wavrienne des sports), il habite la maison du concierge des installations sportives wavrienne, avenue de la Belle Voie.

"Cela fera 24 ans le 9 novembre prochain que nous y sommes installés avec mon épouse et nos trois enfants, dit-il. Je suis en effet le concierge de toutes les installations sportives alentour, et responsable de la maintenance technique des bâtiments attenants à la RCA. À savoir, le stade de hockey, anciennement du club de football du RJ Wavre, du centre sportif, du nouveau stade occupé par le club de Wavre-Limal, des installations sportives du Village Expo, de la buvette du CS Biergeois, etc."

Des journées de 5 h du matin à passé minuit

Dans la "vie normale", il s'agit de faire tourner les installations pour que les clubs sportifs et les écoles puissent en bénéficier dans les meilleures conditions. Mais depuis quelques semaines – "voire plus puisque la transformation du stade Justin Peeters a démarré fin 2023" –, notre interlocuteur a vécu au rythme de la Coupe du monde de hockey. Désormais terminée sur le terrain, celle-ci ne l'est pas tout à fait en coulisses puisque le démontage a débuté dès dimanche soir. "Golazo, société organisatrice de l'événement, a parfaitement géré l'ensemble des aspects liés à cet événement. On voit que ces gens-là sont habitués à gérer des organisations de cette envergure", explique l'intéressé.

Coupe du monde de hockey: à Wavre, des riverains se sentent "pris en otage" par le plan de mobilité

"Avec mes collègues de la RCA, gérée par Stéphane Crusnière et Jonathan Rucquoy, nous avons fait notre job pour que tout se passe au mieux. Cela a représenté, évidemment, une certaine charge de travail. Mais on a fait de notre mieux pour trouver des solutions pour chaque personne, touchée directement ou indirectement par l'événement. Il a par exemple fallu trouver des solutions pour que les clubs locaux puissent poursuivre leurs activités en se délocalisant, notamment au centre sportif de Limal. On a accueilli des délégations étrangères, des journalistes venus de l'autre bout du monde, etc. C'était intense. Mes journées ont souvent débuté à 5 h-5 h 30 du matin pour ouvrir les installations, et se sont terminées après minuit. Mais ça n'est pas que moi, loin de là. Avec toute l'équipe, on a, je pense, abattu un travail considérable. Ceci dit, cela en valait largement la peine."

C'est que ces dernières années, Vincent Degeye en a vu défiler des gens, de tous horizons. "Je connais ce site depuis très longtemps. J'ai joué au football, j'ai entraîné ici, au RJ Wavre. Mon papa, Philippe, a longtemps été secrétaire du club. Si on a connu de belles années, il faut l'admettre : c'était devenu un peu tristounet au fil du temps. Donc ça fait du bien de voir revivre ce site, ce stade. De ressentir de l'ambiance dans le quartier. Toutefois, je comprends les inquiétudes et tracas des riverains concernant la mobilité, les nuisances sonores, etc. Cela n'était certainement pas simple tous les jours. Mais on ne fait pas d'omelettes sans casser des œufs… On a tout de même eu une Coupe du monde d'un sport olympique, ici, à Wavre. Pendant 15 jours. Cela n'est pas rien, tout de même. Soyons-en fiers. Et puis, il faut aussi le dire : le public du hockey est un public respectueux. Je n'ai, dans l'ensemble, constaté aucun débordement quelconque."

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Aux premières loges – les chambres de sa maison donnent une vue imprenable sur le terrain –, Vincent a donc profité du moment. "Je ne suis pas allé voir énormément de matchs, au final. Il y avait quand même de la fatigue. Mais encore une fois, c'était une belle expérience. Bien entendu, les autorités compétentes vont désormais prendre le temps de tirer les conclusions, les bilans et les retombées pour tout un chacun (commerçants, établissements horeca, etc.). C'est important de le faire. En attendant, félicitations à toutes les personnes qui ont œuvré à la réussite de ce rendez-vous !"

Et place, désormais, au retour du quotidien, qui va s'opérer petit à petit. "Dès lundi prochain, on accueille de nouveau les écoliers dans les installations sportives, ici. La plaine de jeux, démontée pour l'occasion, va être remise en place. Le stade de hockey va continuer à vivre, à plus petite échelle, avec les clubs du Lara, de Louvain-la-Neuve, les équipes belges chez les jeunes, la Pro League, etc. Ici, les tribunes provisoires (NDLR : qui permettaient de passer de 4 000 à 10 000 supporters) seront démontées pour le 20 septembre. La vie reprendra ensuite son cours "normal"…"

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