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“C’était une petite maison, il n’y a plus rien” : dans le Sud-Ouest, une bataille acharnée pour sauver les maisons des incendies

Une course contre la montre se joue pour sauver des vies et des habitations. Les mégafeux sont toujours hors de contrôle, dans la soirée du samedi 25 juillet. Les habitants sont parfois livrés à eux-mêmes et combattent les flammes avec des moyens dérisoires.

Publié le 25/07/2026 20:23

Mis à jour le 25/07/2026 20:43

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Article rédigé par France 2 - A. Guin, S. Guillemot, A. Didier. Édité par l'agence 6Medias

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Une course contre la montre se joue pour sauver des vies et des habitations. Les mégafeux sont toujours hors de contrôle, dans la soirée du samedi 25 juillet. Les habitants sont parfois livrés à eux-mêmes et combattent les flammes avec des moyens dérisoires.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.


Au-dessus de Biscarrosse (Landes) dans l'après-midi du samedi 25 juillet, la rotation ininterrompue de trois Canadairs et des pompiers au sol, qui tentent de contenir les feux tout près des zones résidentielles. Le feu a déjà ravagé plus d'une centaine d'habitations. Baptiste est propriétaire d'une maison qu'il met en location. Aujourd'hui, il n'en reste que les murs. "Là, il y avait une porte d'entrée avec un séjour-salon. C'était une petite maison avec trois chambres, deux salles de bain, une petite terrasse extérieure. Il n'y a plus rien", déplore-t-il.

Par chance, la maison dans laquelle il vit juste à côté n'a pas été touchée. Mais le feu n'est pas fixé dans la commune. "Certaines maisons ont miraculeusement été épargnées par les flammes. Mais la grande crainte aujourd'hui, avec le vent, c'est de voir le feu repartir dans les bois qui sont à proximité des habitations", explique le journaliste Alexandre Guin.

Avec la puissance des feux dans le Sud-Ouest, la bataille est inégale. Dans la nuit du 24 au 25 juillet, en Gironde, quatre habitants ont tenté de sauver la maison de leurs amis. "On n'a plus d'eau dans la cuve, faut qu'on aille chercher de l'eau quelque part", lance l'un d'eux. Avec des moyens dérisoires, des tuyaux d'arrosage, une pompe, un groupe électrogène, ils arrosent l'habitation comme ils le peuvent. La grange attenante, elle, menace de s'effondrer. "On est esseulés, il n'y a plus personne. Les pompiers ne peuvent pas être partout, de toute façon, ça reprend toute la journée. C'est catastrophique, ce que l'on vit. On est là depuis ce matin, on fait ce qu'on peut. On a dû sauver au moins 40 maisons, je pense", commente l'un d'eux.

Les habitants sont essorés face à l'intensité des feux, et les pompiers sursollicités, pas assez nombreux. L'eau manque pour sauver toutes les maisons. Alors, des équipes assument de faire des choix. "C'est compliqué, Rapidement de faire la part des choses, et dire celle-ci, elle est condamnée ou celle-ci, elle est sauvable. Forcément, c'est cruel. On a forcément de l'affect. On a des choix à faire, clairement", admet le lieutenant Pierre Jumeaux, du Sdis des Deux-Sèvres.

Un travail périlleux, d'autant plus une fois la nuit tombée. Fatigué, le regard inquiet, un habitant, Olivier Jacquet, tente de convaincre les pompiers d'intervenir dans un lotissement. Malgré l'appel des autorités à évacuer cette zone très dangereuse, il s'accroche et tente d'aiguiller les pompiers. "C'est chez nous. Quand on est né ici, on n'a pas le choix. Toute la commune est en pleurs", argue-t-il. Une nouvelle nuit de bataille contre les feux va commencer.

Dans la soirée de samedi, la préfecture de Gironde parle d'une menace toujours très sérieuse.

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