« C’est normal qu’il y ait de la colère », reconnaît Emmanuel Macron
Au JT de France 2 et TF1, ce jeudi soir, Emmanuel Macron a défendu son action sur la scène internationale pour résoudre les problèmes en France, notamment la hausse des prix des carburants et du gaz. Voici les informations à retenir de cet entretien.
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Au JT de France 2 et TF1, ce jeudi soir, Emmanuel Macron a défendu son action sur la scène internationale pour résoudre les problèmes en France, notamment la hausse des prix des carburants et du gaz. Voici les informations à retenir de cet entretien.
1La menace russe sur le sol européen agitée
« Oui, la Russie considère que l’Europe est la profondeur stratégique de l’Ukraine », affirme Emmanuel Macron. Depuis quelques mois déjà, les ingérences russes dans la sphère informationnelle se concrétisent, avec les campagnes de désinformation sur plusieurs candidats à la présidentielle, notamment Raphaël Glucksmann et Gabriel Attal. Mais, lors de l’interview télévisée de ce jeudi soir, il a été question de menace physique. « Il faut parler de guerre et plus seulement de guerre hybride ? », demande Gilles Bouleau, journaliste de TF1. Emmanuel Macron reste factuel : il faut s’attendre à des attaques physiques comme celle de l’aéroport de Leipzig. En revanche, le Président réfute l’existence d’une alerte de la CIA sur une possible attaque de drones russes visant le sud de la France et la Méditerranée.
2 Une nouvelle mobilisation sur le front ukrainien
Une nouvelle mobilisation russe de 300 000 hommes pour la guerre du Kremlin contre l’Ukraine « est un scénario qui nous paraît crédible », a déclaré Emmanuel Macron. Les élections en Russie passées, le maître du Kremlin aurait les coudées franches pour appeler à la mobilisation au sein de sa population – une éventualité souvent évoquée mais longtemps repoussée. « Le signal qu’est en train d’envoyer aujourd’hui la Russie est : on est prêt à faire encore plus de sacrifices pour prendre tout le Donbass », a ajouté Emmanuel Macron. Depuis le début du conflit, cette guerre a déjà coûté à la Russie « 1,2 million d’hommes », blessés ou tués.
3 « Plutôt baisser les prix que de baisser les taxes »
C’est la feuille de route d’Emmanuel Macron à propos des prix du carburant et c’était le sujet central de cet entretien, là où il était le plus attendu. Il croit davantage à son action sur la scène internationale pour faire chuter le prix des carburants. Plusieurs actions sont mises sur la table : l’envoi de troupes françaises en Arabie Saoudite pour sécuriser nos approvisionnements ; libérer une partie des stocks stratégiques de la France de manière coordonnée avec d’autres pays pour agir sur les prix ; reprendre le dialogue, notamment sur le détroit d’Ormuz.
Selon le Président, baisser les taxes, alors que le prix est fort, sans financer cette mesure, serait, d’une manière ou d’une autre, faire payer le contribuable français – avec une augmentation des taux d’intérêt des prêts. Mais il n’exclut pas totalement une baisse des taxes, même s’il préfère mettre en avant le plafonnement des prix en citant l’exemple de Total. Mais le Président ne semble pas convaincu qu’il faille taxer davantage les superprofits du groupe, surtout sur le raffinage.
4Sur le plan de la politique intérieure : plus d’interventionnisme
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De nouvelles législatives anticipées pour tenter de rassembler une nouvelle majorité, à sept de mois de son départ de l’Élysée ? Emmanuel Macron répond par la négative. « Ça ne serait pas bon pour le pays », assure-t-il, sans renier sa première dissolution qui s’est soldée par un échec du bloc central et de sa majorité, en juillet 2024. Caroline Roux, journaliste à Francetv, demande au Président s’il soutiendra un candidat pour l’élection présidentielle. Emmanuel Macron préfère reporter sa réponse. Il assure préférer agir sur la scène internationale, opposant que le temps d’aujourd’hui n’est pas celui de la politique. Et un commentaire sur un éventuel retour des gilets jaune ou d’une large contestation sociale ? « C’est normal qu’il y ait de la colère ; (…) Ces conflits doivent trouver une issue », défend-il. Mais selon lui, un mouvement social interne se tromperait de cible. La situation actuelle s’explique, toujours selon lui, majoritairement par les tensions sur la scène internationale et pas par son action sur le plan de la politique intérieure.
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