85 % de mineurs interpellés en Île-de-France au cours des blocus des lycées
Depuis lundi, 824 personnes ont été interpellées en Île-de-France dans le cadre du blocus des lycées, dont 255 vendredi. Selon la préfecture de police, 85 % d’entre elles sont mineures
20 Minutes avec AFP
Publié le 03/10/2026 à 12h51 • Mis à jour le 03/10/2026 à 13h15
Le mouvement de blocage lycéen s’est déclenché lundi et depuis, 824 personnes ont été interpellées en Île-de-France, dont 255 vendredi. La préfecture de police a indiqué ce samedi que « 85 % » d’entre eux sont des mineurs.
La plupart sont « des lycéens, mais pas nécessairement issus des lycées aux abords desquels ils commettent des exactions », précise la préfecture. Selon elle, ces jeunes « viennent dégrader, casser et taper à côté de chez eux », car « 90 % des interpellés le sont dans leur département de résidence ».
Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, dénonçant « des violences urbaines » à proximité de près de 160 établissements, a annoncé 1.747 interpellations dans tout le pays pour la seule journée de vendredi et plus de 5.000 depuis lundi.
Des « violences urbaines »
Selon la préfecture de police, le mouvement est « pendulaire et tournant ». Ainsi, sur l’agglomération parisienne, la contestation a débuté en petite couronne, dans le Val-de-Marne, avant de s’étendre à la Seine-Saint-Denis, aux Hauts-de-Seine et enfin à Paris en marge, mardi, de la journée de mobilisation pour les salaires dans la fonction publique.
Ce ne sont pas les mêmes établissements qui sont bloqués chaque jour, explique encore la préfecture de police. « D’une contestation sociale, on est arrivé à des actions dont les auteurs utilisent des modes d’action de violences urbaines (tirs de mortiers tendus sur les forces de l’ordre et sur les personnels de l’éducation nationale, dégradations au moyen d’engins incendiaires, barricades…) », ajoute-t-elle.
Les policiers également pointés du doigt
Par ailleurs, 77 policiers ont été blessés, souligne encore la préfecture, vantant « l’abnégation et le professionnalisme d’effectifs qui sortent d’une séquence dense avec la visite du Pape Léon XIV ».
De leur côté, les forces de l’ordre sont aussi accusées de violences par les lycéens et les enseignants mobilisés, comme au Lycée Joliot-Curie de Nanterre, où un élève aurait été brutalement interpellé en étant plaqué au sol. À Tours, mercredi, un jeune de 16 ans a perdu l’usage de son œil droit après un tir de LBD.