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Blocage des lycées : après 222 établissements bloqués et 1 949 interpellations jeudi, les préfets interdisent de manifester autour des lycées fermés ce vendredi

Face au durcissement de la fronde lycéenne et aux violences constatées, l’État interdit tout rassemblement ce vendredi aux abords de 400 établissements fermés préventivement. Alors que le gouvernement dénonce des dégradations intolérables, la communauté éducative tente d’organiser les cours à distance.

Face au durcissement de la fronde lycéenne et aux violences constatées, l’État interdit tout rassemblement ce vendredi aux abords de 400 établissements fermés préventivement. Alors que le gouvernement dénonce des dégradations intolérables, la communauté éducative tente d’organiser les cours à distance.

Tous les préfets ont pris jeudi 1er octobre 2026 au soir des arrêtés interdisant de manifester, vendredi ce 2 octobre, aux abords des lycées fermés ce jour-là, en réponse à un mouvement de blocage marqué par des violences, a appris l’AFP auprès du ministère de l’Intérieur.

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À Paris, le préfet de police Patrice Faure a interdit les rassemblements aux abords de 13 lycées parisiens fermés ce vendredi par arrêté préfectoral. Selon le ministère de l’Intérieur, la même consigne a été donnée dans tous les départements.

Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a annoncé que ces fermetures, décidées pour protéger les élèves, concerneraient 400 établissements. Le ministre doit par ailleurs recevoir vendredi les associations lycéennes, les associations de parents d’élèves et les organisations syndicales.

Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a annoncé sur X avoir demandé que "les cours soient assurés à distance lorsque des dégradations ou des blocus empêchent l’accueil des élèves en toute sécurité."

1 027 établissements ont été concernés hier

Le mouvement de contestation des lycéens s’est durci mercredi, où blocus, violences et dégradations se sont multipliés dans des centaines d’établissements, une fronde tous azimuts qui a gagné jeudi les universités avec une trentaine de blocages revendiqués par l’Union étudiante.

Face à la dégradation de la situation, le Premier ministre Sébastien Lecornu a convoqué une cellule de crise ce jeudi, jour de la présentation du projet de budget 2027, qui prévoit une enveloppe en hausse pour l’Éducation nationale.

D’après le ministère de l’Intérieur, 1 027 établissements ont été concernés par une mobilisation jeudi, dont 222 blocages. Les forces de l’ordre ont procédé à 1 949 interpellations, et 84 policiers et gendarmes ont été blessés. Le Parisien évoque pour sa part plus de 300 blessés parmi les forces de l’ordre.

Les lycéens réclament plus de moyens humains et financiers pour l’Éducation nationale.

Matignon a condamné des "violences urbaines" et incriminé La France insoumise. Le gouvernement évoque une "manœuvre organisée par LFI", ce que Manuel Bompard a rejeté en l’accusant de "sombrer dans le complotisme". Édouard Geffray a jugé que "le mouvement lycéen est pris en otage par des groupuscules ultra-violents".