Benoît Deper, patron d’Aerospacelab : ‘Ce contrat à 2,4 milliards est un gage de sérieux, on s’attend à avoir des effets ricochets’ - RTBF Actus
- Pourquoi la Commission européenne a-t-elle choisi Aerospacelab ? "Je pense qu’on offrait une solution qui correspondait aux besoins du client dans le temps, dans la performance et dans les délais souhaités. O...
- Pourquoi la Commission européenne a-t-elle choisi Aerospacelab ?
"Je pense qu’on offrait une solution qui correspondait aux besoins du client dans le temps, dans la performance et dans les délais souhaités. On est sur un programme qui dure quatre ans, ce qui est assez unique pour des programmes spatiaux de cette envergure-là. Quand on pense aux grands programmes européens comme Galiléo et Copernicus, ils ont pris nettement plus de temps".
On est très content d’avoir été considéré dans l’appel d’offres avec le même statut qu’Airbus et Thales.
- L’entreprise va-t-elle recruter énormément dans les prochaines semaines ?
"On recrute tout le temps, on est en hypercroissance depuis quasiment le début. Là, on est environ 500 équivalents temps plein. Je pense qu’on est parti sur une trajectoire pour doubler le nombre d’emplois d’ici la fin de l’année 2027".
- Vous recherchez quoi exactement comme profil pour construire ces satellites ?
"De tout. Dans un satellite, on retrouve plein de métiers, de compétences vraiment variées. Tous les métiers : de l’ingénieur, des scientifiques, du personnel technique, des gens qui font de l’usinage, de la fabrication. On recrute vraiment tous azimuts. Il y a même maintenant des programmes de formation qui ont commencé à se mettre en place pour pouvoir former sur le tas des gens aux métiers dont on a besoin".
- Allez-vous garder votre site de Louvain-la-Neuve ?
"Le site de Louvain-la-Neuve, on va le garder, parce que Megafactory va être plutôt dédié à la fabrication d’IRIS² (le programme européen) pour les prochaines années. À côté de ça, on a encore beaucoup de clients, un peu plus petits. Quand on les empile, c’est beaucoup de volume de satellites à fabriquer. On va garder le site de Louvain-la-Neuve mais on va aussi en déployer de nouveaux".
- Vous n’allez pas délocaliser et partir construire des satellites moins chers dans d’autres pays d’Europe ?
"Non, d’abord parce que ça ne correspond pas à mes valeurs, ensuite parce que la production de satellites n’est pas vraiment dépendante du coût de la main-d’œuvre. Le coût de l’énergie, le coût de la main-d’œuvre dans les satellites, c’est une fraction infime du coût du produit final. Nous, ce qu’on regarde plutôt, c’est la qualité du personnel qu’on peut trouver, la qualité du support institutionnel, le rôle de la Belgique dans l’Europe, le fait que l’Europe ait des ambitions spatiales".
Suite à ce nouveau contrat, Aerospacelab s’engage à produire 264 satellites d’ici 2031. Le premier sera livré en juin 2030.