Beinheim. Plus de 1 000 variétés de plantes à découvrir au Jardin de Reines
Au 16 rue Principale à Beinheim, derrière la clôture d’une maison à colombages du XVIIIe siècle, se cache un insolite écrin de verdure, joyeux enchevêtrement de centaines de fleurs, arbustes, vivaces et autres...
Au 16 rue Principale à Beinheim, derrière la clôture d’une maison à colombages du XVIIIe siècle, se cache un insolite écrin de verdure, joyeux enchevêtrement de centaines de fleurs, arbustes, vivaces et autres fruitiers. C’est le Jardin de Reines, paradis de Béatrice et Pascal Foltz, qu’ils ouvrent parfois aux curieux, comme ce dimanche 13 septembre.
Le pique, une des quatre couleurs du jeu de cartes, thème du jardin. Photo Marie Gerhardy
« J’ai hérité de la maison et du terrain de 2 000 m2 en 1989. Son nom s’est imposé, parce que j’étais entouré de reines, mes trois filles, mon épouse et ma maman, parce que j’étais apiculteur, parce qu’il y avait une grande roseraie, la reine des fleurs… » collectionne Pascal comme autant de signes du destin.
On peut faire des bouquets toute l’année au Jardin de Reines. Photo Marie Gerhardy
C’était un jardin nourricier, essentiellement potager et fruitier, il en a fait son terrain de jeu. Le jeu, justement, est devenu son thème de prédilection. Et dans un jeu de cartes, il y a des reines, encore un signe. Le jardin était bientôt découpé en quatre parties : le trèfle dans les tons jaune orangé, le pique blanc, le cœur rouge et le carreau bleu.
Ne plus traiter, ni tailler, ni même bêcher
« À l’intérieur des formes taillées dans le chèvrefeuille arbustif, j’ai conservé les plantes du potager. Il y en a encore trop pour mon épouse et moi, on fait des conserves. À l’extérieur, j’ai planté toutes sortes d’espèces. J’ai plus de 1 000 variétés de plantes, je peux faire un bouquet du 1er janvier au 31 décembre ! »
Le jeu est le thème principal du jardin des Foltz. Photo Marie Gerhardy
Béatrice et Pascal ajoutent chaque année ou presque des espaces nouveaux, comme le jardin zen ou le coin de forêt. Mais en termes d’entretien, ils développent à force de tâtonnements des astuces pour limiter la charge de travail, au point de ne plus traiter, ni tailler, ni même bêcher depuis 20 ans.
Les pommes sont emballées dans du papier kraft pour les protéger des vers. Photo Marie Gerhardy
« On a encore des problèmes de limaces, mais pas cette année avec la sécheresse. Je n’ai jamais vu ça. Par principe, je n’arrose que le potager, une fois par semaine. Alors certaines plantes sont mal en point. J’ai aussi le problème des punaises qui mangent les tomates, je les enlève à la main. Mais il faut accepter les pertes ! »
Ses pommes sont toutes emballées dans du papier kraft, soit 800 sachets, pour les protéger des vers. « C’est magique ! Elles grandissent, et quand la première tombe, j’enlève le papier pour qu’elles se colorent. Avec l’expérience, je sais quand faire quoi. Je m’apprêtais à planter les salades d’automne, mais avec la sécheresse, ce n’est pas la peine. »
Le Jardin de Reines est ouvert samedi 19 et dimanche 20 septembre pour les Journées européennes du patrimoine, ainsi que dimanche 27, de 10 h à 18 h, puis fermera ses portes jusqu’en avril.