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Avec 100 000 emplois menacés, comment expliquer la crise que traverse le géant Volkswagen ?

Un changement d’échelle se profile chez Volkswagen. Le constructeur envisagerait jusqu’à 50 000 suppressions de postes supplémentaires dans le monde, dont la moitié en Allemagne. Le projet n’est pas encore validé, mais plusieurs usines sont menacées. Concurrence chinoise, recul des ventes, transition vers l’électrique : les difficultés du géant allemand interrogent désormais l’avenir de toute l’industrie automobile du pays. Comment en est-elle arrivée là ?

Publié le 26/08/2026 22:35

Mis à jour le 26/08/2026 22:35

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Article rédigé par France 2 - M. Justet, B. Boussouar, K. Davy Baujard, L. Dulois - Édité par l'agence 6Medias

France Télévisions

Un changement d’échelle se profile chez Volkswagen. Le constructeur envisagerait jusqu’à 50 000 suppressions de postes supplémentaires dans le monde, dont la moitié en Allemagne. Le projet n’est pas encore validé, mais plusieurs usines sont menacées. Concurrence chinoise, recul des ventes, transition vers l’électrique : les difficultés du géant allemand interrogent désormais l’avenir de toute l’industrie automobile du pays. Comment en est-elle arrivée là ?

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.


Un séisme en Allemagne. Un temps numéro 1 mondial, le géant Volkswagen vacille. Quelque 50 000 emplois seraient menacés d'ici à 2030. Devant l'usine historique du groupe ce matin, la nouvelle passe mal auprès des salariés. "Pour moi, tout ça, c'est de la politique. On est de bons salariés, et pourtant, on nous licencie", regrette une femme.

A Wolfsburg, berceau historique du constructeur, 70 000 salariés du groupe vivent, consomment dans la ville. Dans un restaurant, beaucoup d'ouvriers viennent régulièrement. Ces potentielles suppressions de poste inquiètent la gérante : "Si on perd notre travail, on ne peut plus payer notre loyer, ni nos crédits pour la voiture, par exemple. Cela fait vraiment peur pour l'avenir", confie Simona Schwartz, restauratrice.

Une crise qui dure. Déjà, en 2024, 50 000 suppressions de postes ont été décidées. Le groupe automobile souhaite en ajouter 50 000 de plus, soit 100 000 emplois menacés. Et ce n'est pas tout. Quatre usines jugées déficitaires pourraient fermer. Les causes ? Des voitures électriques trop chères, un marché chinois saturé et ultra concurrentiel. "Le marché chinois, qui est un marché qui a assuré la croissance du groupe Volkswagen pendant 20 ans, aujourd'hui est un marché sur lequel le groupe allemand rencontre beaucoup de difficultés, et donc, il y a une concurrence qui est très forte avec des prix cassés, et c'est vrai que Volkswagen perd des parts de marché maintenant depuis plusieurs années", résume Flavien Neuvy, économiste - Directeur de l’observatoire Cetelem.

Les discussions entre syndicats et patronats doivent encore durer plusieurs mois.

Liste non exhaustive.

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