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Avant même la fin de l’été, les vagues de chaleur de 2026 battent à plate couture ces précédents records

La vague de chaleur en cours est la deuxième plus longue jamais enregistrée en France, avec 22 jours de fortes chaleurs quasi-générales sur le pays. Par Maëlle Roudaut avec AFP ...

La vague de chaleur en cours est la deuxième plus longue jamais enregistrée en France, avec 22 jours de fortes chaleurs quasi-générales sur le pays.

Par Maëlle Roudaut avec AFP

Avant même la fin de l’été, les vagues de chaleur de 2026 battent à plate couture ces précédents records. Photo d’illustration.

ROMAIN DOUCELIN / Hans Lucas via AFP

Avant même la fin de l’été, les vagues de chaleur de 2026 battent à plate couture ces précédents records. Photo d’illustration.

Depuis quand la France suffoque-t-elle ? La vague de chaleur en cours, proche de se terminer, a débuté le 28 juillet. Elle dure donc depuis 22 jours, a souligné ce mardi 18 août Météo France. Cela en fait la deuxième plus longue jamais enregistrée en France, juste derrière celle de juillet 1983, qui avait duré 23 jours.

Et ce n’est pas tout, la France a enregistré un autre record en 2026. Au total, 52 jours de vagues de chaleur depuis mi-juin, un record, alors même que l’été n’est pas terminé, indique l’AFP. En effet, trois vagues de chaleurs se sont succédé depuis le début de l’année.

Dans le détail, la France a connu 14 jours de vague de chaleur en juin, 16 jours en juillet puis 22 jours depuis fin juillet, cette dernière vague n’étant pas encore officiellement terminée au 18 août. Depuis le 17 juin, seuls trois, puis huit jours d’accalmie, se sont intercalés entre ces températures caniculaires.

52 jours de vague de chaleur, un record

En France métropolitaine, 2026 est de loin l’année qui compte le plus de jours passés en vague de chaleur depuis le début des données, en 1947. Ce record de 52 jours de vagues de chaleur cumulés est loin devant les 33 jours de 2022 ou les 22 jours de l’été meurtrier de 2003.

L’année 2026 a aussi déjà enregistré les journées les plus chaudes en moyenne en France, les 24 et 25 juin. L’indicateur thermique national, qui prend en compte les températures diurnes et nocturnes de 30 stations de référence sur le territoire métropolitain, est ainsi monté à 30 °C, battant le record établi en 2003.

Au-delà de la France, l’Europe occidentale a connu son début d’été le plus chaud jamais enregistré, avec une période juin-juillet à un niveau record, sur fond de vagues de chaleur à répétition, de sécheresse généralisée et d’incendies dramatiques, alimentés par le réchauffement climatique.

L’épisode de mai ne compte pas comme une « vague de chaleur »

Une vague de chaleur est « un épisode de températures nettement plus élevées que les normales pendant plusieurs jours » à l’échelle nationale, selon la définition de Météo-France, qui s’appuie sur des « critères statistiques précis ». L’épisode de chaleur de mai n’était par exemple pas assez intense pour entrer dans cette catégorie.

D’après cette définition, une vague de chaleur débute lorsque l’indicateur thermique national atteint ou dépasse 25,3 °C pendant une journée et que la température moyenne nationale reste supérieure ou égale à 23,4 °C pendant au moins trois jours consécutifs. Elle s’achève quand l’ITN descend sous 23,4 °C pendant au moins trois jours d’affilée, ou « ponctuellement » sous 22,4 °C.

Elle diffère des vigilances canicule (jaune, orange ou rouge) établies par département en fonction de l’intensité des phénomènes météo attendus et de ses possibles impacts sanitaires.