Avant la visite du Pape, le diocèse de Metz dément avoir chargé des préparatifs un prêtre condamné
France 24/09/2026 07:40 Actualisé le 24/09/2026 07:40 Le Canard enchaîné affirme qu’un prêtre condamné pour détention d’images pédopornographiques est chargé de la communication de la ven...
France 24/09/2026 07:40 Actualisé le 24/09/2026 07:40
Le Canard enchaîné affirme qu’un prêtre condamné pour détention d’images pédopornographiques est chargé de la communication de la venue de Léon XIV à Metz.
Par Timothée Barnaud avec AFP

SOPA Images / SOPA Images/LightRocket via Gett
Le pape Léon XIV, ici photographié à Rome en août 2026, se rendra à Metz le lundi 28 septembre 2026.
Un prêtre condamné en 2011 pour détention d’images pédopornographiques est-il chargé de la communication du diocèse de Metz pour la venue du pape Léon XIV dans la ville lorraine le lundi 28 septembre ? C’est en tout cas ce qu’a dévoilé Le Canard enchaîné cette semaine, des révélations vivement démenties par le diocèse.
Selon l’hebdomadaire satirique, Stéphane Jourdain, aujourd’hui curé à Montigny-lès-Metz, a été condamné en avril 2011 à trois mois de prison avec sursis pour détention d’images pédopornographiques, aux côtés d’une quarantaine de prévenus. Le Canard enchaîné ajoute qu’il a été « recyclé, en bonne place, au sein du diocèse pour communiquer sur la visite du pape » dans la ville lorraine.
« Le diocèse de Metz tient à préciser que l’abbé Stéphane Jourdain n’a jamais été responsable diocésain de la communication, qu’il n’est pas chargé de la communication du prochain voyage du Saint-Père en France et qu’il n’est pas membre du comité de pilotage pour l’organisation de la journée à Metz », cingle l’institution religieuse dans un communiqué.
« Nous précisons, en outre, qu’il n’est pas davantage chargé de la recherche de financement pour cet événement », ajoute le diocèse, qui n’a pas démenti la condamnation du curé.
Une rencontre avec des victimes de violences sexuelles
Avant Metz, l’étape finale de son voyage historique en France, le pape Léon XIV arrive à Paris ce vendredi 25 septembre pour deux jours de visite et un programme très chargé (prière à Notre-Dame, déambulation au cœur de la capitale, messe en plein air à la Concorde...).
Il se rendra ensuite à Lourdes, l’un des lieux de pèlerinage catholiques les plus fréquentés dans le monde, où il doit rencontrer ce dimanche sept victimes de violences sexuelles au sein de l’Église.
Cinq des participants ayant révélé leur identité, la liste peut se lire comme un résumé des scandales ayant éclaboussé l’Église de France, avec des victimes de l’abbé Pierre, de l’abbé Tartu (chef d’une chorale d’enfants à Tours), du prêtre Bernard Preynat (à Lyon), ainsi qu’un ancien élève de Notre-Dame de Bétharram, établissement au cœur d’un scandale de violences physiques et sexuelles.
Mais l’instance nationale de reconnaissance et de réparation des victimes de violences sexuelles (Inirr) a dénoncé un « rendez-vous raté ». « Le format interindividuel, je le comprends » car « pour échanger vraiment, il faut être un petit nombre », a affirmé la présidente de l’instance, Marie Derain de Vaucresson, lors d’une conférence de presse.
Cependant « on aurait pu imaginer une parole portée par un petit nombre, mais construite avec un nombre beaucoup plus important », par exemple lors d’« un temps d’échange d’une journée entière, avec 250 ou 300 personnes » à Lourdes. Une grande rencontre entre victimes et évêques y avait d’ailleurs été organisée pendant deux jours en avril 2025.