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Autun / Dijon / Marsannay-la-Côte. Assassinat d’Amdi Khassiba dans une fusillade : douze personnes interpellées dans cinq départements

Policiers et gendarmes de Dijon, appuyés par le Raid et le GIGN, ont mené, le 6 octobre, deux vastes opérations judiciaires dans cinq départements. Elles visaient à interpeller douze personnes suspectées d’avoir joué un rôle dans les assassinats perpétrés en septembre 2025 à Marsannay-la-Côte et place de la République à Dijon.

Un important coup de filet a été réalisé par les policiers et les gendarmes, mardi 6 octobre, dans le cadre des enquêtes sur deux assassinats perpétrés, il y a un an, sur fond de narcotrafic dans l’agglomération dijonnaise. Douze personnes ont été interpellées dans cinq départements (Côte-d’Or, Yonne, Oise, Var et Haute-Garonne).

« Des règlements de comptes sur fond de narcotrafic d’une rare violence »

Les forces de l’ordre les soupçonnent d’avoir commis ou permis l’assassinat de Majid Sabri , un ambulancier de 49 ans, le 4 septembre 2025, devant chez lui à Marsannay-la-Côte. Mais aussi d’avoir joué un rôle dans la fusillade, le 7 septembre 2025, place de la République à Dijon, qui a atteint deux jeunes originaires d’Autun, dont l’un, Amdi Khassiba , 23 ans, mortellement.

Pour rappel, dans la première affaire, « des individus à bord d’une voiture puissante abattaient par balles devant chez lui un ambulancier , père de famille. Le véhicule était retrouvé calciné par les gendarmes le même soir à Couternon », précise un communiqué des enquêteurs. « Dans la seconde, deux individus sur un scooter de grosse cylindrée faisaient feu sur les occupants d’un buggy, tuant une personne et en blessant une autre. Le scooter était également retrouvé calciné par les gendarmes au matin à Glanon. »

Des éléments rapidement recueillis par la DCOS (division de la criminalité organisée et spécialisée) 21 sur le crime place de la République ont permis de déclencher une opération d’interpellations dès le 10 septembre 2025. Elle a abouti à l’arrestation de huit individus, dont quatre allaient être mis en examen; trois d’entre eux étaient écroués, et le quatrième était placé sous contrôle judiciaire.

Ce 6 octobre, donc, les opérations étaient lancées afin d’arrêter les mis en cause encore en liberté ou extraire ceux déjà incarcérés pour d’autres raisons. «  Les éléments réunis (...) ont conduit à la mise en examen de onze d’entre eux, trois réintégrant leur lieu d’incarcération, cinq étant placés en détention provisoire et six sous contrôle judiciaire. »

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