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Autoroute A69 Castres Toulouse : la manifestation des opposants s’est déroulée dans le calme

Environ 1 000 opposants à l'autoroute A69 se sont rassemblés samedi dans le Tarn pour mettre un point final à plusieurs années de lutte. Entourée d'un imposant dispositif de police et de gendarmerie, la manifestation s'est déroulée dans le calme. 

l'essentiel Environ 1 000 opposants à l'autoroute A69 se sont rassemblés samedi dans le Tarn pour mettre un point final à plusieurs années de lutte. Entourée d'un imposant dispositif de police et de gendarmerie, la manifestation s'est déroulée dans le calme. 

C'était une "dernière" pour ces militants, opposants souvent historiques à l'autoroute A69, présents pour la plupart à toutes les grandes manifestations qui ont émaillé leur lutte contre l'autoroute depuis maintenant plusieurs années. 

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Un millier de manifestants

<p>Les manifestants sont restés plus d'une heure au niveau de la crémade, dans le calme.</p>

Les manifestants sont restés plus d'une heure au niveau de la crémade, dans le calme.

DDM EMILIE CAYRE

Ce samedi, environ 1 000 personnes se sont réunies dans un champ à Cambounet-sur-le-Sor, à quelques encablures du Dicosa, le long du chemin dit des Brugues, route des Calmettes, autour de chapiteaux, de barnums, pour se retrouver et se souvenir de presque quatre ans de lutte. Ce lieu est au croisement de plusieurs symboles de la contestation anti-A69, et notamment deux ZAD, dites de la "crémarbre" et de la "calarbre". Pour les organisateurs du rassemblement, "Il y aura un boycott de fait de l'A69, puisque les gens ne pourront pas se permettre de prendre cette autoroute", assurait une des représentantes, lors d'une conférence de presse informelle à 11 h ce samedi. Elle faisait référence aux tarifs annoncés jeudi par Atosca, 17 euros aller-retour entre Castres et Verfeil, sans abonnement. "On se battra contre ce genre de projet à l'avenir s'il y en a d'autres", promettent-ils. "On veut montrer le "avant-après", comment les zones humides ont été saccagées, et montrer les impacts de cette autoroute inutile." Avec un sentiment de "gâchis, de dégoût. La nationale était parfaite. On en est à un point où on a voulu gagner dix minutes en saccageant le territoire. C'est un désastre écologique et social."

<p>L'occasion pour les opposants de passer une nouvelle fois leur message.</p>

L'occasion pour les opposants de passer une nouvelle fois leur message.

DDM EMILIE CAYRE

Un rassemblement sans violence

Présent sur le rassemblement, le Tarnais Thomas Brail, figure des "antis". "J'ai un sentiment de dégoût profond, de voir cette plaie béante sur les meilleures terres agricoles du territoire", lâchait le fondateur du GNSA, groupe de surveillance des arbres. Vers 15 h, le millier de personnes s'était élancé sur un trajet tacitement accepté par les services de l'État. Au rythme de la batucada qui les accompagnait, ils ont défilé jusqu'aux abords de la crémade, au croisement du passage à niveau. Là les attendaient un imposant dispositif de gendarmes, bien décidé à ne pas les laisser passer : l'A69 est juste derrière. "Un groupe de manifestants masqués et vêtus de noir, munis de parapluies, qui s'est emparé de pierres et de carburant, est en train de s’engager pour franchir les limites du parcours autorisé et entrer dans la zone des 200 m de l’autoroute interdite par arrêté. Dans cette hypothèse, la force sera employée pour les empêcher d’entrer dans ce périmètre interdit", répondait aussitôt la préfecture.

Les manifestants demeuraient sur place plus d'une heure, dans le calme, en dansant, en montant un mur et en multipliant les prises de parole pour commémorer "cette expérience incroyable, qui a permis de créer des liens entre nous". Sur place, en plus des militants, quelques parents venus avec leurs jeunes enfants, quelques élus, aussi. Le cortège reprenait sa route vers 17 h 15. Un petit groupe a bien tenté de sortir du tracé prévu, au fil de la soirée, aussitôt repoussé par les gendarmes. Une légère échauffourée, quelques tirs de "lacrymos", mais absolument rien de comparable aux précédentes mobilisations. Une manifestation dans le calme donc, qui s'est achevée vers 19 h. La préfecture saluait dans un communiqué le travail des forces de l'ordre et leur "professionnalisme" qui a permis de "surmonter les tensions." La stratégie affichée, "montrer la force sans l’utiliser", a fonctionné. Les manifestants pouvaient se préparer à passer la nuit au campement.