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« Autobiographie de mon corps » de Lize Spit : dire l’amour avant qu’il ne soit trop tard

Critique Publié le 30 septembre 2026 à 13h57 Lecture : 2 min ...

Critique

Publié le 30 septembre 2026 à 13h57

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L’autrice explore les difficultés relationnelles avec sa mère, liées à l’alcoolisme.

L’autrice explore les difficultés relationnelles avec sa mère, liées à l’alcoolisme.

Jacob Wackerhausen / Getty Images

Mêlant souvenirs et chronique de la maladie, l’écrivaine belge signe un chant d’amour à sa mère criant de vérité. Un hommage au pouvoir de révélation de l’écriture.

Le corps parle, dit-on. Encore faut-il pouvoir le décrypter, un exercice qui exige patience, intuition et, peut-être, son lot de souffrance. Pour Lize Spit, ce fut le cancer de l’œsophage de sa mère, cette mère honteuse de sa dépendance à l’alcool et qui s’est toujours dérobée à l’affection de ses quatre enfants. « Nous n’avions pas le droit de te faire des câlins, car tu ne le méritais pas », se souvient l’autrice belge, ajoutant : « Et nous qui t’aimions, sans que tu nous croies… »

Compassion avec la mère malade

Pourtant, « Maman » condamnée, des preuves irréfutables d’amour s’imposent, jusqu’à la compassion au sens premier. « Je perds mes cheveux, comme si mon corps voulait se confondre avec le sien. C’était mon ultime avancée en direction de ton corps », écrit-elle ainsi à sa si chère malade, ici et là ramenée à la vie par de magnifiques adresses directes.

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