Australie. « C’était abominable » : 3 500 euros d’amende et un séjour carcéral pour du jambon et du fromage
Ce retraité va désormais bien vérifier ses bagages et les restrictions spécifiques à chaque pays avant ses prochains voyages, et il nous invite à faire de même. Ancien professeur des universités de 65 ans, il a...
Ce retraité va désormais bien vérifier ses bagages et les restrictions spécifiques à chaque pays avant ses prochains voyages, et il nous invite à faire de même. Ancien professeur des universités de 65 ans, il avait décidé, en décembre 2024, de fêter sa récente retraite en s’organisant un road-trip de trois semaines en Australie, comme il le raconte au Parisien. Mais celui-ci s’est transformé en un séjour carcéral, tout ça pour… du jambon et du fromage.
En effet, le sexagénaire a décidé d’emporter avec lui quelques victuailles pour subvenir à ses besoins essentiels les premiers jours de son voyage, étant donné la cherté de la vie australienne. Mais l’ex-professeur était aussi bien conscient de l’ultravigilance des autorités locales vis-à-vis de la biosécurité afin de limiter l’introduction de parasites ou de maladies qui pourraient affecter la faune et la flore. Pourtant, « ce n’était pas des choses à cultiver. Jamais je me suis dit que des morceaux de jambon et de fromage pouvaient poser problème », témoigne-t-il auprès du quotidien francilien.
C’est pour cette raison, donc, qu’il n’a pas déclaré ce transport alimentaire à l’aéroport d’Adélaïde, sur la fiche que doit remplir chaque passager à son arrivée. Or, une fois à la douane, la découverte de ces denrées par l’agent va être le point de départ d’un séjour infernal pour notre Français.
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« Il faut imaginer une salle de 20 m² »
Après lui avoir retiré passeport et téléphone, la police des douanes le place pendant plusieurs heures « dans un tout petit bureau, sans aération, sans eau ». Ses excuses lors de l’interrogatoire ne changeront rien, les autorités australiennes lui refusent son visa d’entrée et lui infligent une amende de 3 500 euros.
Mais le cauchemar ne s’arrête pas là pour celui qui a décidé de témoigner après avoir appris la mésaventure d’une autre Française en Australie pour une conserve de cassoulet. Pendant plus de deux jours, il est enfermé dans un lieu de détention temporaire avant d’être envoyé en avion à… Singapour. Là-bas, il est attendu par des policiers locaux qui l’escortent dans une nouvelle prison le temps d’une escale. « Il faut imaginer une salle de 20 m² avec une quarantaine de personnes parquées, des gens drogués, saouls, des matons qui hurlent, une odeur infâme… C’était abominable », se remémore-t-il pour Le Parisien.
Il fera une dernière fois l’expérience de la cellule à Paris après avoir été accueilli à nouveau par les forces de l’ordre à son atterrissage. Pendant près de deux ans, le retraité, rempli de honte, avait décidé de garder le silence sur cet horrible voyage. Fort heureusement, il a eu l’opportunité de faire son road-trip rêvé, mais en Afrique du Sud.
>> Lire l'article du Parisien.