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Au moins 3.000 commerces touchés par les violences en France : ce que prévoit le gouvernement pour les soutenir

En France, au moins 3.000 commerces ont été touchés par les violences du week-end. L'exécutif prévoit des aides financières pour soutenir leur trésorerie et éviter les licenciements.

Le gouvernement a annoncé mardi un prêt à taux zéro "dès vendredi" "pour tous les commerces sinistrés" après les violences et les pillages ce week-end ainsi qu'un étalement de leurs charges.

Ces prêts, d'un plafond de 50.000 euros, serviront à soulager la trésorerie des commerçants. Ils seront gérés par la banque publique d'investissement Bpifrance.

Les commerçants n'auront qu'à déclarer un sinistre auprès de leur assurance pour avoir "droit à ce prêt de trésorerie", a précisé le ministre de l'Economie Roland Lescure à l'issue d'un "conseil des entreprises exceptionnel" à Bercy.

Le prêt doit financer les réparations mais aussi la "reconstitution des stocks", alors que de nombreux commerçants venaient de faire le plein pour Noël.

Le gouvernement a également donné des instructions au fisc et à l'Urssaf pour permettre un "étalement simplifié des charges fiscales et sociales" des commerçants sinistrés, a indiqué le ministre des Comptes publics David Amiel.

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"Au moins 3.000 commerces" ont été dégradés ou pillés en marge des manifestations de samedi contre "la vie chère" puis dimanche dans la soirée, selon le ministre du Commerce Serge Papin. Le gouvernement en recense près de 700 à Marseille.

Pour éviter les licenciements, l'exécutif avait déjà indiqué déclencher un chômage partiel pour les entreprises sous 150 salariés.

Les salariés des commerces contraints de fermer toucheront 60 % de leur salaire, pris en charge par l'Etat.

Le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a évalué mardi "entre 10.000 et 15.000" le nombre d'emplois concernés, une estimation qui dépendra de la durée des fermetures.

Serge Papin a également fait savoir que le "fonds de soutien" précédemment évoqué par le gouvernement serait destiné a priori aux commerces de moins de 50 salariés.

Il tiendra compte des pertes de chiffre d'affaires depuis le 17 octobre et ses paramètres doivent être dévoilés en fin de journée.

Pour David Amiel, "il ne peut pas y avoir de prestations sociales pour des pilleurs". Le ministre a indiqué qu'une circulaire demandait aux administrations d'échanger plus vite leurs informations afin de déduire des aides sociales versées les revenus tirés du recel.

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Serge Papin et le garde des Sceaux Gérald Darmanin réuniront par ailleurs mercredi les tribunaux de commerce et des activités économiques, à qui ils demanderont une attitude "souple et bienveillante" envers les entreprises fragilisées.

Le président du Medef Patrick Martin a accusé mardi matin l'Etat d'avoir "été défaillant" dans sa gestion des violences urbaines ce week-end.

Interrogé sur des commerçants tentés de s'organiser pour se défendre eux-mêmes, Roland Lescure a répondu que leur sécurité relevait avant tout de l'Etat: "c'est notre rôle, pas le leur".