thejournalofsierraleonestudies.com

La justice belge entendra les victimes avant une possible libération de Bakkali

20 Minutes avec AFPPublié le 23/09/2026 à 21h48 • Mis à jour le 23/09/2026 à 21h48L’examen de la demande de libération conditionnelle de Mohamed Bakkali, condamné pour son rôle dans les attentats du 13 novembre...

20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Publié le 23/09/2026 à 21h48 • Mis à jour le 23/09/2026 à 21h48

L’examen de la demande de libération conditionnelle de Mohamed Bakkali, condamné pour son rôle dans les attentats du 13 novembre 2015 à Paris, n’aura finalement pas lieu le 29 septembre 2026. Le tribunal de l’application des peines de Bruxelles a annoncé, mercredi, le report de l’audience afin de permettre aux victimes qui le souhaitent d’être entendues.

Le Belge de 39 ans, présenté comme le « logisticien » des attentats qui ont fait 130 morts, a été condamné en 2022 à Paris à 30 ans de réclusion criminelle, assortis d’une période de sûreté des deux tiers. Incarcéré depuis fin novembre 2015, il purge sa peine en Belgique, où la législation lui permet déjà de solliciter une libération conditionnelle après moins de onze années passées en prison.

Une nouvelle date sera communiquée

Cette possibilité a suscité de vives réactions parmi les victimes françaises. L’ancien président de l’association Life for Paris avait notamment évoqué la semaine dernière un « sentiment de trahison ». En droit belge, les victimes peuvent être entendues à huis clos par le tribunal de l’application des peines, sans assister au débat contradictoire.

Pour leur permettre d’exercer ces droits, « l’audience de ce mardi 29 septembre fera l’objet d’un report », a indiqué le tribunal de Bruxelles. « Une nouvelle date sera communiquée ultérieurement, en tenant compte des délais nécessaires à l’organisation matérielle et pratique de ces auditions », dont certaines doivent se tenir en visioconférence.

« Un affront à la douleur des victimes »

Une réunion d’information avait été organisée à Paris le 16 septembre avec des représentants de la justice belge et le parquet antiterroriste français. Le tribunal de Bruxelles a dit « regretter » que les victimes aient été informées tardivement de leurs droits, affirmant qu’une telle information avait été proposée en 2024. « Le désarroi des victimes est donc parfaitement compréhensible », a-t-il ajouté.

Notre dossier sur les attentats du 13-Novembre

Gérald Darmanin et son homologue belge Annelies Verlinden se sont entretenus lundi sur ce dossier. Le ministre français a estimé qu’une éventuelle libération conditionnelle serait vécue « comme un affront à la douleur des victimes », tandis que la ministre belge a rappelé que le tribunal statuerait « en toute autonomie ».