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Attentats du 13 novembre 2015 : “Je n’ai aucune perspective d’avenir”… pas d’allégement des conditions de détention pour Salah Abdeslam

Le tribunal administratif de Lille a rejeté ce lundi 21 septembre 2026 la requête de Salah Abdeslam, condamné pour les attentats du 13-Novembre. Incarcéré à Vendin-le-Vieil, le détenu demandait la fin de son isolement et du parloir sous hygiaphone, disant craindre pour sa santé mentale.

Le tribunal administratif de Lille a rejeté ce lundi 21 septembre 2026 la requête de Salah Abdeslam, condamné pour les attentats du 13-Novembre. Incarcéré à Vendin-le-Vieil, le détenu demandait la fin de son isolement et du parloir sous hygiaphone, disant craindre pour sa santé mentale.

Salah Abdeslam, jihadiste condamné pour son rôle dans les attentats du 13 novembre 2015, a une nouvelle fois été débouté par le Tribunal administratif de Lille, qui a rejeté lundi sa demande de lever son placement à l’isolement et ses restrictions aux parloirs.

Incarcéré à la prison de haute sécurité de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), où il purge une peine de réclusion à perpétuité, Salah Abdeslam avait demandé début septembre à la justice administrative de suspendre la prolongation de son placement à l’isolement jusqu’au 7 novembre 2026. Il a également demandé la suppression du dispositif de séparation par hygiaphone au parloir qui lui est actuellement imposé.

Ces demandes ont été rejetées, faute d’éléments "de nature à faire naître un doute sur la légalité" de ces mesures prises par l’administration pénitentiaire, a indiqué le juge des référés dans une ordonnance transmise à l’AFP.

"Ma vie n’a plus aucun sens"

Lors d’une audience, le 15 septembre 2026, Salah Abdeslam avait invoqué "l’impact des mesures attaquées sur son état physique et psychique", relate l’ordonnance du Tribunal administratif de Lille.

"Ma vie n’a plus aucun sens", avait-il déclaré en visio-audience, selon des propos rapportés par le journal La Voix du Nord. "Mes journées ne ressemblent à rien, je n’ai aucune perspective d’avenir. J’ai peur de perdre la dernière chose qui me reste, ma famille, qui vient de moins en moins à cause de l’hygiaphone", avait détaillé le dernier membre en vie du commando des attentats du 13 novembre 2015 à Paris.

L’ex-président de l’association de victimes Life for Paris, Arthur Dénouveau, a interpellé la semaine dernière sur X le ministre de la Justice Gérald Darmanin, arguant que Salah Abdeslam avait été "condamné ni au suicide, ni à la folie, ni à une incarcération qui mènerait à l’une de ces issues".

"Il faut organiser sa détention, forcément exceptionnelle, sans qu’elle tourne à la vengeance", a cinglé le représentant de l’association dissoute en novembre 2025.

Début avril, le tribunal administratif de Lille avait ordonné à l’Etat d’assouplir les conditions de parloir de Salah Abdeslam. Mais la justice était revenue sur cette décision en juin, après des menaces formulées par le détenu à l’encontre du directeur de la prison et la tentative de plusieurs visiteuses de lui remettre des produits interdits lors de leur rencontre au parloir.