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Les peines alourdies en appel à 12 ans et 10 ans de prison pour deux accusés

Marine Pequignot et Samir Manaa ont vu, mercredi, leurs peines nettement alourdies en appel pour leur rôle aux côtés de Radouane Lakdim, auteur des attaques qui avaient fait quatre morts en 2018, dont Arnaud Beltrame

20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Publié le 07/10/2026 à 19h39 • Mis à jour le 07/10/2026 à 19h39

Huit ans après les attentats de Trèbes et Carcassonne, la justice a nettement alourdi les peines de deux proches de Radouane Lakdim. Mercredi, la cour d’assises de Paris a condamné en appel Marine Pequignot et Samir Manaa à 10 et 12 ans de détention pour « association de malfaiteurs terroristes ».

Les deux accusés avaient été beaucoup moins lourdement sanctionnés en première instance. Marine Pequignot, petite amie de l’assaillant, avait écopé de cinq ans de prison dont deux avec sursis. Samir Manaa, qui avait accompagné Radouane Lakdim acheter un couteau, avait été condamné à trois ans. L’avocat général avait requis en appel 16 et 20 ans de réclusion.

Les accusés ont été incarcérés après le verdict

Concernant Samir Manaa, aujourd’hui âgé de 32 ans, la cour a estimé qu’il avait « la connaissance de l’appétence de Radouane Lakdim pour la violence » lorsqu’il l’avait conduit dans une armurerie. « Que vous ne partagiez pas à l’époque son idéologie radicale est sans effet », a déclaré la présidente, relevant son « absence de remise en question » et sa « posture victimaire ».

Pour Marine Pequignot, les magistrats ont considéré qu’elle connaissait « les desseins mortifères de son petit ami ». La cour a également estimé que sa « radicalisation extrême résultait d’une démarche personnelle ». Tous deux comparaissaient libres et ont été incarcérés après le verdict.

Un troisième accusé absent depuis son expulsion

Le 23 mars 2018, Radouane Lakdim, 25 ans et fiché S, avait tué une personne à Carcassonne avant de se rendre dans un supermarché de Trèbes, où trois autres personnes avaient été tuées. Parmi elles figurait le gendarme Arnaud Beltrame, qui s’était substitué à une femme retenue en otage. Radouane Lakdim avait ensuite été abattu par les forces d’intervention. Les attentats avaient été revendiqués par l’organisation Etat islamique.

Notre dossier sur les attentats

Un troisième accusé, Baghdad H., avait également fait appel de sa condamnation à trois ans de prison dont deux avec sursis. Expulsé au Maroc après le retrait de son titre de séjour et depuis introuvable, il ne s’est pas présenté au procès ouvert le 14 septembre à Paris. Son cas a été disjoint en vue d’un éventuel procès ultérieur.