thejournalofsierraleonestudies.com

Attentat raciste dans les Yvelines: à Lyon, Marseille ou Paris, des milliers de personnes rendent hommage aux victimes

Trois jours après l'attentat dans les Yvelines qui a fait un mort et sept blessés, dont quatre grièvement, des rassemblements étaient organisés dans plusieurs villes de France pour rendre hommage aux victimes.

Des personnes rassemblées à Lyon pour rendre hommage aux victimes de l'attentat dans les Yvelines, ce lundi 26 octobre 2026.

Des personnes rassemblées à Lyon pour rendre hommage aux victimes de l'attentat dans les Yvelines, ce lundi 26 octobre 2026. - OLIVIER CHASSIGNOLE / AFP

Trois jours après l'attentat dans les Yvelines qui a fait un mort et sept blessés, dont quatre grièvement, des rassemblements étaient organisés dans plusieurs villes de France pour rendre hommage aux victimes.

À Lyon, Marseille, Paris et d'autres villes de France, des milliers de personnes se sont rassemblées dans la soirée ce lundi 26 otobre notamment en hommage aux victimes de l'attentat raciste de Trappes (Yvelines) vendredi, ont constaté des journalistes de l'AFP.

"Celui qui tue est responsable de son crime, ceux qui banalisent la haine ne peuvent s'exonérer de la leur. Il faut refuser que la haine devienne une opinion comme une autre", a déclaré le maire écologiste de Lyon Grégory Doucet (Les Écologistes), avant une minute de silence.

Le racisme "conduit des Français à se sentir étrangers chez eux. Nous devons lui répondre et répondre à toutes celles et ceux qui vivent avec cette peur: 'vous êtes ici chez vous, votre place dans ce pays ne se discute pas'", a poursuivi Grégory Doucet, lors d'un rassemblement devant la mairie.

"C'est un événement qui nous touche personnellement"

"Depuis le 23 octobre, cette peur" née après l'attentat du Bataclan "prend pour moi une dimension plus intime, celle d'être visée parce que je suis noire", a aussi lancé, dans une prise de parole très applaudie, Agnès Maemblé, représentante du mouvement citoyen "Lyon respirable-faisons PACTE", entourée de deux jeunes femmes brandissant deux pancartes "La négrophobie tue".

"Siamo tutti antifascisti !" ou "la jeunesse emmerde le Front national", a scandé la foule après ce dernier discours, sous une grande banderole "L'extrême droite tue".

À Marseille, l'hommage s'est tenu sur le Vieux Port.

"C'est un événement qui nous touche personnellement. En tant que Noirs, en tant qu'Arabes on se sent complètement concernés, et surtout en tant que Français", explique Awa Kone, mère de famille de 39 ans, venue avec ses enfants.
Des personnes rassemblées à Marseille pour rendre hommage aux victimes de l'attentat dans les Yvelines, ce lundi 26 octobre 2026.
Des personnes rassemblées à Marseille pour rendre hommage aux victimes de l'attentat dans les Yvelines, ce lundi 26 octobre 2026. © JUSTINE MEDDAH/AFP

Au micro, quelqu'un crie sous les applaudissements: "l'assassin a été armé par les groupes médiatico-politiques". "Ce n'est pas possible qu'on continue à avoir des paroles racistes libérées en continu sur les chaînes d'information", reprend Imrane Trocmé, élu local LFI.

Myriam Benahmed, militante antiraciste et décoloniale de 31 ans, rejette la position d'Emmanuel Macron expliquant que "c'est un tournant et une exception. (...). Ce n'est pas la première fois que ça arrive, et on n'en peut plus".

"Un assassinat raciste odieux"

À Paris, derrière des pancartes clamant "Non à la haine de l'autre, oui à la démocratie", 3.000 personnes, selon la préfecture de police, se sont rassemblées dans le nord de la capitale, en présence notamment du candidat social-démocrate à l'élection présidentielle Raphaël Glucksmann et du premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure.

Membre du Réseau d'actions contre l'antisémitisme et tous les racismes (Raar), Paul Levy, 76 ans, est "là pour dénoncer un assassinat raciste odieux". "C'est très important de se mobiliser surtout quand l'extrême droite est aux portes du pouvoir", a-t-il affirmé à l'AFP.

"La tragédie de Trappes nous a touchés. C'est violent ce qu'il s'est passé. On a l'impression qu'avec l'actualité politique, il y a de plus en plus de tensions. Il faut s'élever contre ça, c'est essentiel. Se mobiliser avant que d'autres cas similaires ne se produisent", a estimé Dereck Zaté, 32 ans, assistant administratif.

placeholder video

"Avec les élections, c'est très important de montrer aux personnes racisées qu'on est là et que si l'extrême droite prend le pouvoir, on ne va pas leur faciliter la tâche", a affirmé Kadiatou Coulibaly, conseillère de Paris, adjointe au maire du 18e arrondissement.

Sur le même sujet

Des rassemblements similaires étaient organisés dans d'autres villes dans la soirée de lundi. Kévin T., 39 ans, auteur présumé des faits, a tué une personne, Pengo Bossio Wangi, un Français de 26 ans d'origine africaine, et en a blessé sept autres, dont quatre grièvement, selon le dernier bilan communiqué par Olivier Christen, le procureur national antiterroriste

Sujets liés :