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Arrêté anti-mendicité agressive : le tribunal donne raison à la Ville de Menton

Saisi par la Ligue des droits de l’homme (LDH), le tribunal administratif de Nice a validé l’essentiel de l’arrêté anti-mendicité agressive pris le 8 juin par la maire RN de Menton, Alexandra Masson. Seul un volet concernant la consommation d’alcool sur la voie publique a été suspendu, dans l’attent

Saisi par la Ligue des droits de l’homme (LDH), le tribunal administratif de Nice a validé l’essentiel de l’arrêté anti-mendicité agressive pris le 8 juin par la maire RN de Menton, Alexandra Masson. Seul un volet concernant la consommation d’alcool sur la voie publique a été suspendu, dans l’attente d’un jugement sur le fond.


M.R

Maxime Rovello

CRÉÉ LE 19 juillet 2026 • 18:28

MIS À JOUR LE 19 juillet 2026 • 18:28


Le tribunal administratif de Nice a tranché. A l’exception d’un volet, l’arrêté municipal reste pleinement applicable en attendant un jugement sur le fond.
Le tribunal administratif de Nice a tranché. A l’exception d’un volet, l’arrêté municipal reste pleinement applicable en attendant un jugement sur le fond.
Archives d’illustration Jean François Ottonello / Nice-matin

L’arrêté municipal, qui vise notamment la mendicité « agressive », l’alcoolisation sur la voie publique et certains comportements dans le centre-ville, sur le bord de mer et dans plusieurs artères commerçantes, avait été contesté par la LDH. L’association estimait notamment que la mesure portait une atteinte excessive aux libertés publiques et au principe de non-discrimination. La commune contestait, de son côté, la recevabilité du recours.

Alexandra Masson face à Nicolas Gallup sur le plateau de L’Interview à la une.

Le juge des référés a toutefois considéré que la LDH avait bien qualité pour agir, l’arrêté dépassant « les seules circonstances locales » par ses implications sur les libertés publiques. Sur le fond, il a rejeté les principaux arguments de l’association, estimant qu’aucun ne faisait naître, à ce stade, de doute sérieux sur la légalité du texte.

Seule l’interdiction de consommer de l’alcool sur la voie publique en dehors des terrasses autorisées a été suspendue. Le tribunal estime qu’elle n’est pas suffisamment conditionnée à la nécessité de prévenir un trouble à la tranquillité ou à la sécurité.

La majorité municipale a salué une « grande victoire ». Cette décision ne constitue toutefois qu’une ordonnance d’urgence. Le tribunal devra encore se prononcer sur le recours en annulation de la LDH. Ce jugement sur le fond déterminera définitivement la légalité de l’arrêté.

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