Arrêt de travail : le gouvernement réduit leur durée pour certains cas, Sébastien Lecornu juge qu’il y a « trop d’abus »
Jugeant qu’il a « trop d’abus », le gouvernement de Sébastien Lecornu a pris deux décrets pour réduire à un an maximum certains arrêts de travail. ...
Jugeant qu’il a « trop d’abus », le gouvernement de Sébastien Lecornu a pris deux décrets pour réduire à un an maximum certains arrêts de travail.
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Journaliste, adjointe au service actualité en continu
Publié: 7 Septembre 2026 à 13h58Temps de lecture: 2 min
Fin août, le Premier ministre Sébastien Lecornu avait annoncé vouloir sévir sur les arrêts de travail, jugeant qu’il a « trop d’abus ». Dans un entretien au Parisien, il avait estimé préoccupante « la progression des arrêts maladies » pour « les comptes publics » et « l’ambiance dans les administrations et les entreprises ».
Premier résultat : le gouvernement a pris deux décrets - consultés par BFM Business - qui prévoient de réduire à un an maximum les arrêts de travail pour les patients sous le statut d’affection longue durée (ALD) « non exonérante ». Précisément, ce sont des patients qui ont besoin d’un long arrêt de travail ou des soins continus pendant plus de 6 mois mais qui n’ont pas droit au remboursement à 100 % de leurs soins. L’assurance maladie prend pour exemple le cas d’un arrêt pour une fracture de l’épaule, qui s’est compliquée avec la survenue d’une infection. Ou d’une personne atteinte d’un syndrome dépressif réactionnel suite au décès de son conjoint.
Un an à compter du 1er octobre
Jusqu’ici, ces patients pouvaient bénéficier d’un arrêt de travail de trois ans maximum. À compter du 1er octobre, cette durée va être ramenée à une année. Les décrets précisent que cette réforme s’applique non seulement aux arrêts prescrits à partir du 1er octobre prochain mais aussi à ceux en cours, dont la durée atteindra six mois à cette date.
Par ailleurs, pour les personnes souffrant de troubles anxieux dépressifs et musculosquelettiques, l’exécutif évoque la mise en place d’un deuxième avis médical obligatoire avant la prescription d’un arrêt de travail.
Depuis le 1er septembre, la durée des arrêts de travail a été plafonnée avec un maximum de 31 jours pour une première prescription, sauf exception médicale.
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