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Après une forte baisse du nombre d’élèves entre 2014 et 2024, les écoles communales de Braives retrouvent le sourire: “La tendance s’inverse depuis un an et demi”

Sur l'arrondissement Huy-Waremme, Braives est la commune la plus touchée par cette diminution de fréquentation dans les écoles. Avec une baisse de plus de 36% d'enfants inscrits entre 2014 et 2024, les signaux ...

Sur l'arrondissement Huy-Waremme, Braives est la commune la plus touchée par cette diminution de fréquentation dans les écoles. Avec une baisse de plus de 36% d'enfants inscrits entre 2014 et 2024, les signaux étaient véritablement au rouge il y a deux ans. Sur l'entité, deux implantations communales étaient grandement menacées, celles de Braives et d'Avennes.

Lorsque la nouvelle législature a débuté, le nouveau collège communal a voulu prendre ce problème à bras-le-corps, atteste Olivier Orban, échevin de l'Enseignement. "Désormais, la tendance est à l'augmentation. On prépare une rentrée pour l'école de Braives que nous n'avions plus eue depuis longtemps. Sa fréquentation était descendue à 32 enfants mais pour cette année, on en compte 50. À l'école maternelle d'Avennes, il y aura 42 inscrits alors que ce chiffre était descendu à 28. Ça a été très limite à un moment mais la tendance s'inverse clairement depuis un an et demi."

Comment le déclin démographique, entamé dès 2010, vide des écoles en Wallonie : après les maternelles et primaires, le secondaire est touché (cartes)

Afin de parvenir à maintenir à flot les deux écoles communales, la Commune a publié en avril dernier un bulletin spécial dédié aux écoles du territoire. Chaque établissement a pu y exposer ses forces et ses projets. L'objectif: renseigner les futurs parents sur les qualités des écoles de village qui disposent, selon Olivier Orban, d'infrastructures de qualité et des leviers nécessaires pour mener à bien l'éducation des plus petits.

Parce que oui, l'un des gros défis de ce combat est de concurrencer les grosses écoles de villes, détaille l'échevin. "Il reste une poche d'élèves potentiels à exploiter. Je comprends qu'on fasse le choix d'une école de ville par facilité mais nos écoles ont les mêmes atouts avec la proximité en plus."

Pour Isabelle Dethier, directrice des écoles communales de Braives et d'Avennes, un établissement de village permet même de mieux s'adapter aux besoins de l'enfant. "Les écoles rurales permettent un suivi personnalisé des enfants. Dans les grosses écoles, on a plus tendance à considérer les enfants comme des numéros. Aussi, une particularité de nos deux implantations, c'est qu'on travaille en classes verticales avec des doubles classes, ça fonctionne par degré. C'est un avantage parce que les plus forts peuvent aider les plus faibles et en même temps, les enfants les plus avancés de troisième primaire par exemple, peuvent déjà écouter la matière de quatrième année."

Si les deux implantations braivoises ont connu un tel moment de creux entre 2022 et 2024, c'est aussi à cause d'un manque de stabilité, selon la directrice. "À l'époque, les titulaires changeaient beaucoup. Aujourd'hui j'ai une équipe stable, solide, et une vraie relation de confiance s'est construite avec les parents. Avec le nombre d'inscrits que nous avons cette année, nous avons même pu engager un mi-temps supplémentaire."

Une autre piste concerne le schéma de fonctionnement des écoles braivoises. L'école de Braives, dédiée aux primaires, n'accueille les enfants qu'à partir de la troisième année. En sortant de l'école maternelle d'Avennes, les enfants sont redirigés vers l'école fondamentale Notre-Dame de Braives avant de revenir dans le circuit communal après la deuxième. Pour simplifier les choses, un partenariat prend forme et se concrétisera pendant cette année scolaire entre les trois établissements afin de garantir un suivi pédagogique cohérent. Des activités communes sont d'ailleurs déjà prévues annuellement.

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