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Après les maraîchers, les industriels veulent augmenter le prix de leurs légumes en conserve pour compenser les effets du climat

Les légumes risquent de coûter plus cher cet automne. Dans les champs, la sécheresse a laissé des traces : des sols durcis, des pommes de terre trop petites, et des récoltes en forte baisse chez certains producteurs. L’un d’eux estime ses pertes à 200 000 euros sur son exploitation. Les agriculteurs demandent une aide de l’État.

Publié le 08/10/2026 22:28

Mis à jour le 08/10/2026 22:28

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Article rédigé par France 2 - M. Damoy, D. Basier, S. Thiebaut, G. Bonassie, L. Morel - Édité par l'agence 6Medias

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Les légumes risquent de coûter plus cher cet automne. Dans les champs, la sécheresse a laissé des traces : des sols durcis, des pommes de terre trop petites, et des récoltes en forte baisse chez certains producteurs. L’un d’eux estime ses pertes à 200 000 euros sur son exploitation. Les agriculteurs demandent une aide de l’État.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.


En 20 ans, Matthieu Lucas, agriculteur à Bailleul-le-Soc (Oise), n'a jamais vu son champ comme ça. "Le sol reste complètement sec", constate-t-il. Les canicules à répétition ont brûlé ses sols cet été. La récolte de pommes de terre se termine, le bilan est sans appel : 50% de pertes, et celles qui ont tenu sont bien trop petites. "C'est la plus grosse qu'on a", nous montre-t-il. "Elle devrait être à peu près comme ça. Et celle-ci, elle n'a pas grossi. En dessous de 35 millimètres, on n'est pas rémunéré. C'est de la perte, de l'argent et de boulot", se désole le maraîcher, cogérant de la Ferme du Metz.

Son maïs et ses poireaux sont dans le même état. La sécheresse 2026 lui coûte 200 000 euros. Pour ses pommes de terre, il est sous contrat avec un gros industriel, à qui il va devoir réclamer une hausse des prix. "L'idée, ça serait quand même d'avoir 30% de plus. Ça serait une solution intéressante", souligne-t-il. Indispensable, surtout, pour maintenir ses cultures.

À l'autre bout de la chaîne, une conserverie du Lot-et-Garonne ne reçoit pas assez de haricots verts pour fournir la grande distribution. "Nous avons eu des gros trous dans l'approvisionnement, surtout sur la première partie de campagne, c'est-à-dire, de début juillet jusqu'à la mi-août, où nous avions des pertes de l'ordre de 70% de rendement sur les cultures", indique Marc Gandioli, responsable du service agricole chez Conserves France.

L'usine, grande comme six terrains de football, tourne au ralenti. Il manque plus de 1 000 tonnes de haricots cette saison pour remplir les boîtes. Il a donc fallu faire des choix drastiques : "On a arrêté complètement de produire le gros format, […] et [continué à] produire exclusivement qu'une demie [conserve]. On a été obligé d'arrêter 40% de nos effectifs haricots verts en termes de personnel saisonnier, pour justement pallier le peu de production et le peu de récolte qu'on avait", explique David Rossignol, directeur de site Conserves France.

Début décembre, à l'ouverture des négociations commerciales, ils demanderont des hausses de prix à la grande distribution, de nouvelles augmentations à venir en rayon. Depuis un an, le prix des produits frais a déjà bondi de 10%.

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