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Le chef des prisons du Tennessee démissionne après l’exécution manquée d’une prisonnière

Les deux injections létales pratiquées mercredi n’ont pas été fatales à la quinquagénaire, qui est toujours inconsciente et sous assistance respiratoire. REUTERS/Tennessee Department of Correction/Han...

Les deux injections létales pratiquées mercredi n’ont pas été fatales à la quinquagénaire, qui est toujours inconsciente et sous assistance respiratoire.

Le chef des prisons du Tennessee démissionne après l’exécution manquée de Christa Pike. (photo d’illustration)

REUTERS/Tennessee Department of Correction/Handout (montage et recadrage par le HuffPost)

Le chef des prisons du Tennessee démissionne après l’exécution manquée de Christa Pike. (photo d’illustration)

L’affaire Christa Pike tourne au mauvais feuilleton. Le cas de cette meurtrière fascine les États-Unis depuis une semaine, d’une part car son exécution controversée devait être une première pour une femme dans le Tennessee depuis plus de 200 ans, d’autre part car la quinquagénaire a finalement survécu aux deux injections létales qui lui ont été faites.

Le tout s’est terminé par la démission du chef de l’administration pénitentiaire (TDOC) de l’État du Sud, Frank Strada, annoncé ce samedi 3 octobre par le gouverneur Bill Lee. Il a « présenté sa démission et quittera ses fonctions ce mois-ci », a fait savoir l’élu républicain à la tête du Tennessee dans un communiqué envoyé aux médias, sans évoquer directement l’exécution manquée mercredi soir de Christa Pike.

« Je suis reconnaissant à M. Strada de faire passer en premier les intérêts des habitants du Tennessee dans ce moment difficile », indique Bill Lee, qui a annoncé jeudi la suspension des exécutions dans l’État et une enquête indépendante sur l’échec de celle de Christa Pike. « Je continue à penser que l’administration pénitentiaire a rempli ses obligations en vertu du protocole établi », a précisé le chef démissionnaire, cité dans le texte.

« Démissionner est toutefois dans le meilleur intérêt des habitants du Tennessee pendant que l’enquête indépendante se déroule », a-t-il ajouté, estimant cette enquête « nécessaire ».

Les avocats de Christa Pike demandent que sa peine soit « commuée »

L’administration pénitentiaire avait affirmé dans la nuit de mercredi à jeudi avoir suivi à la lettre le protocole adopté depuis la reprise des exécutions dans l’État en mai 2025, après un moratoire de trois ans. Le gouverneur avait décrété ce moratoire à l’époque en raison de défaillances dans la vérification de la solution mortelle administrée à un condamné.

Christa Pike, 50 ans, est inconsciente et sous assistance respiratoire depuis cette exécution manquée, selon des pièces versées vendredi par ses avocats devant la justice du Tennessee. Ses avocats ont exhorté le gouverneur à « commuer la peine de Christa maintenant ».

« Après avoir subi plus de 20 ans de détention à l’isolement et une tentative complète de la tuer par injection létale, Christa est la personne qui a subi le plus grand châtiment de toute l’histoire de la peine de mort aux États-Unis », avait fait valoir jeudi l’un d’entre eux, Randy Spivey.

Bill Lee, qui avait déjà refusé lundi de commuer sa peine, avait auparavant laissé entendre qu’il n’avait pas renoncé à l’exécution de Christa Pike. « Ma responsabilité est de faire appliquer les sentences prononcées par les jurys du Tennessee, même lorsque c’est difficile, et c’est exactement ce que nous avons l’intention de faire », a-t-il déclaré jeudi.